En 2013, les Restos du coeur de l'Isère ont servi l'équivalent d'1 million de repas

Au centre Nicolas Chorier de Grenoble / © France 3 Alpes
Au centre Nicolas Chorier de Grenoble / © France 3 Alpes

Ce lundi 24 novembre, les Restos du Coeur entament leur 30e campagne hivernale. Comme chaque année, les centres de l'Isère s'attendent à un nombre de bénéficiaires en hausse. Exemple au centre de distribution de la rue Nicolas Chorier, à Grenoble, qui ouvre quatre fois par semaine. 

Par Franck Grassaud

Lait, boîtes de conserve, pâtes, yaourts... La saison dernière, les Restos du coeur de l'Isère ont distribué l'équivalent d'1 million de repas, un chiffre toujours en progression. Au coeur de Grenoble, l'un des plus importants centres de distribution du département s'apprête à accueillir plus de 800 bénéficiaires. Ici, il y a ceux qui viennent faire leurs courses, si l'on peut parler ainsi, et les autres qui peuvent manger sur place. 

"Personne n'imaginait au démarrage que les Restos du Coeur prendraient autant d'importance", répètent les bénévoles,"la société s'est accommodée de cela, mais c'est aussi une prise de conscience: on ne lutte efficacement contre la pauvreté que si tout le monde se mobilise." 

Reportage Jérôme Ducrot et Dominique Semet
Ouverture des Restos à Grenoble
Intervenant : Christian Nicot, Responsable Resto du coeur Chorier-Berriat

Avec 84 millions d'euros récoltés en France l'année dernière, les dons et legs représentent près de la moitié des ressources. Mais ils "stagnent". Or, "on a besoin de plus, puisqu'on a de plus en plus de personnes à aider", explique-t-on aux Restos. Pour y faire face, l'association recherche de nouvelles ressources, notamment du côté des "dons en nature".

Inciter aux dons de denrées alimentaires

L'association a obtenu l'an dernier du gouvernement que la loi Coluche sur les exonérations fiscales soit étendue aux dons des producteurs laitiers. Mais les Restos du Coeur réclament cette mesure pour tous les dons agricoles. "Viande, oeufs, légumes, céréales, il faut que toutes les filières puissent bénéficier d'un dispositif fiscal incitatif", réclament les Restos. Des tonnes de nourriture invendues, proches des dates limites de consommation, sont perdues chaque jour dans les grandes surfaces ou les entreprises agroalimentaires, qui ne donnent pas faute de garanties fiscales, parce que jeter coûte moins cher que stocker et donner à une association.

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Interview de Brigitte Cotte
Intervenant: Brigitte Cotte, présidente des Restos du coeur 38

 

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