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Il n'y a pas que le court dans la vie, il y a le très court aussi

Le Festival du Court-Métrage de Clermont-Ferrand est un lieu de projections mais aussi de rencontres. Certains organisateurs d'autres rendez-vous profitent de l'occasion pour compléter une sélection et regarder des films répondant à leurs critères.
A l'occasion du festival du court-métrage de Clermont-Ferrand, les professionnels peuvent visionner des centaines de films. Certains d'entre eux en profitent pour faire leur marché et compléter la programmation de festivals futurs.
A l'occasion du festival du court-métrage de Clermont-Ferrand, les professionnels peuvent visionner des centaines de films. Certains d'entre eux en profitent pour faire leur marché et compléter la programmation de festivals futurs. © Stéphane Moccozet
Lors du festival du court-métrage de Clermont-Ferrand, il y a ce qui se passe sur les écrans, dans les salles et puis, plus obscur pour le grand public, ce qui se passe en coulisses. Ce rendez-vous majeur du cinéma français est l'occasion pour beaucoup de professionnels de nouer des liens. Parmi eux, les organisateurs d'autres festivals mettant le court à l'honneur. Marc Bati est de ceux-là. Il s'occupe du Festival des Très Courts dont la quinzième édition se déroulera du 26 avril au 5 mai prochain. Ce festival original possède de multiples particularités. D'abord, il ne s'intéresse qu'aux films de moins de trois minutes, et puis il se déroule simultanément dans une trentaine de pays. Une centaine de villes y participent dont vingt en France.

Marc Bati profite de son passage à Clermont-Ferrand pour visionner des dizaines de très courts-métrages pour son Festival des Très Courts en avril prochain
Marc Bati profite de son passage à Clermont-Ferrand pour visionner des dizaines de très courts-métrages pour son Festival des Très Courts en avril prochain © Clément Prouteau
L'idée d'organiser un tel rendez-vous remonte au milieu des années 90, "à l'époque, il n'y avait pas Dailymotion ou Youtube", explique Marc Bati, "mais avec l'arrivée de la DV, on commençait à voir des petits films faits à la maison et montés sur ordinateur". Ces films, qui ne manquaient pas d'originalité, n'intéressaient pourtant que très peu les festivals traditionnels. C'est comme ça qu'est né le Festival des Très Courts, avec cette envie de donner un coup de projecteur sur une nouvelle production qui "ne tourne pas autour du pot et qui va à l'essentiel".

Durant son séjour clermontois, Marc Bati ne va pas faire de tourisme mais voyager au milieu des quelques 600 films de moins de trois minutes (hors génériques) proposés cette année au Marché du Court. L'objectif est de compléter la sélection qui sera rendue publique le 20 mars prochain. Une sélection pas forcément facile à faire quand trente pays participent au festival, chacun avec sa culture, ses moeurs et ses coutumes. "On est parfois confrontés aux tabous culturels dans certains pays" assure Marc Bati, "il s'agit alors non pas de se censurer mais de trouver un équilibre qui fasse qu'on puisse diffuser les films un peu partout". La nudité, la violence ou le thème de la religion peuvent ainsi présenter des problèmes ici ou là et il est arrivé que la diffusion de certains courts-métrages soit interdite.

 

Le Festival des Très Courts en Auvergne
Du 26 avril au 5 mai 2013, vingt villes de France vont accueillir le Festival des Très Courts dont Cournon d'Auvergne dans le Puy-de-Dôme. Les projections auront lieu au cinéma le Gergovie.
Au total, 96 villes d'une trentaine de pays vont participer au rendez-vous. Un prix global du public sera décerné pour l'occasion.
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