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La grand mère perchée sur une grue à Privas est redescendue

© Philippe Desmazes /AFP
© Philippe Desmazes /AFP

La grand-mère paternelle américaine, qui s'était installée samedi matin en haut d'une grue à Privas (Ardèche) pour que son droit de visite à sa petite-fille soit respecté, est descendue de l'engin vers 15h00. Le procureur de Privas évoque une "manipulation".

Par Philippe Bette

April Reiss, 70 ans, se trouvait en haut d'une grue de 30 mètres depuis samedi matin à Privas, sur un chantier de réhabilitation en plein centre-ville. La grand-mère paternelle américaine exigeait que son droit de visite à sa petite-fille soit respecté. Elle avait déployé une banderole : "Rose, 2 ans sans sa grand-mère". April Reiss avait expliqué par téléphone et en anglais: "J'ai eu une décision de justice favorable pour voir Rose, ma petite-fille de 6 ans, mais sa mère m'en empêche". Je ne suis pas folle, mais j'aime très fort ma petite-fille, et je n'ai plus d'espoir dans la justice", a ajouté cette septuagénaire venue du Connecticut, spécialement pour rendre visite à sa petite-fille. Se disant "désespérée", elle a mentionné que son mari était "très malade" et qu'il voulait "voir sa petite-fille avant de mourir".

April Reiss dit avoir obtenu du tribunal de Privas le droit de voir la fillette chaque jour du 23 février au 10 mars. "Mais ma belle-fille me l'enlève et le tribunal ne m'écoute pas, donc là j'espère qu'ils vont m'écouter".

Le procureur de la République de Privas, Dominique Sénéchal, a qualifié cette action de "manipulation" et a rappelé que le père de Rose, résidant aux Vans (Ardèche), était mis en examen pour agression sexuelle sur sa fille et placé sous contrôle judiciaire. Le père de la fillette, Scott Alexander Reiss, a quitté les lieux à la mi-journée à la demande d'April Reiss. Dans la matinée, il se trouvait au pied de la grue où il chantait vêtu d'un tee-shirt rose de sa fille. "Quand est-ce que je te reverrai ma rose d'Ardèche", chantait-il en français, en anglais et en allemand.

Le procureur a donc justifié la décision de refuser le droit de visite en évoquant la mise en examen du père pour agression sexuelle: "On peut comprendre que la mère ait des craintes et ait disparu quand elle a su que sa belle-mère voulait voir la petite fille", a-t-il estimé, en précisant qu'il ne savait pas où se trouvait la mère et la fille à l'heure actuelle."Je ne vais pas envoyer un escadron de CRS pour récupérer cette petite-fille et la remettre à sa grand-mère dans ces conditions", a-t-il ajouté.
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Protestation grand-mère US


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