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Michelin a le moral au beau fixe, ses actionnaires aussi

Michelin se porte bien. Ses actionnaires aussi. Lors de leur assemblée générale, vendredi à Clermont-Ferrand, ils ont eu confirmation des bons chiffres du groupe. Confirmation également de leur rétribution qui n'a jamais été aussi élevée.
Ils sont venus nombreux : 1 500 actionnaires Michelin ont assisté à leur assemblée générale, vendredi à Polydôme. Des actionnaires satisfaits des chiffres 2012 de leur entreprise alors que le contexte économique est particulièrement défavorable.
Michelin se porte bien donc. Ses ventes ont augmenté de 3% pour atteindre un chiffre d'affaires de plus de 21 milliards d'euros, alors que le volume de ses ventes, lui, a baissé, notamment en Europe. Michelin a enregistré un bénéfice net de 1 milliard 571 millions d'euros. 
Conséquence de ces excellents résultats : le dividende versé aux actionnaires grimpe aussi...2,40 euros par action. Un dividende qui n'a jamais été aussi élevé.


Quelle part du gâteau pour les salariés?

Des résultats qui ont fait réagir la CGT Michelin. Par la voie d'un communiqué, le syndicat a fait savoir que ce partage de dividendes était en hausse grâce au travail des salariés. Des salariés qui s'estiment lésés, eux qui réclament depuis plusieurs mois une hausse de salaire mensuel de 350 euros.


Des sites encore plus compétitifs

Lors de cette assemblée générale, le patron de Michelin, Jean Dominique Senard, a indiqué qu'il examinait "toutes les options possibles" pour améliorer la compétitivité de ses sites français. Il a exclu toute fermeture d'usine ou suppressions de postes. Pour lui, cet examen porte sur "tout ce qui concerne la flexibilté". Michelin a d'ailleurs conclu un accord avec 2 syndicats, la CFE-CGC et la CFDT, afin de pouvoir faire face à une éventuelle baisse d'activités dans ses usines en France. Un accord déjà validé à Clermont-Ferrand et dans deux autres usines. Reste à le valider dans chacun des sites. C'est le souhait de Jean-Dominique Senard qui considère que "cet accord fait partie de l'ensemble des solutions possibles lorsque l'on regarde l'état des différentes usines en France".
Parmi les autres pistes possibles, le directeur général de Michelin a évoqué une plus grande mécanisation.

 

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