Profession berger ou un art de vivre dans le Puy-de-Dôme

Avoir comme bureau la chaîne des Puys, c'est l'une des particularités du travail de  Maxime Magdelin : celle de berger. Rencontre avec ce jeune homme à la tête d'un troupeau de 2000 moutons.

10 ans déjà qu'il exerce son métier de berger. Et pas une seule once de lassitude... Maxime Magdelin est originaire de l'Indre mais depuis deux ans, il a posé ses valises sur les flancs des volcans d'Auvergne. Là, sur ces terres verdoyantes et riches pour la qualité de leurs herbes durant l'été, il gère un troupeau de 2000 têtes. 2000 Ravas, la race auvergnate, confiées au jeune homme par onze éleveurs du Puy-de-Dôme.


Des Ravas en liberté mais surveillées de près

Pas d'enclos, pas de chien pour assurer la garde de ses bêtes, c'est depuis un promontoire improvisé qu'il les surveille, les jumelles rivées sur ses yeux. Une surveillance de tous les instants surtout que le danger guette... "Elles vont et viennent comme elles veulent, elles peuvent manger jusqu'à tard, vingt trois heures, minuit. Mais du coup, elles sont rondes, et comme elles aiment bien se gratter le dos, elles peuvent rester bloquer et en deux, trois heures, elles meurent...".


Des bêtes bien nourries et un territoire protégé

Un territoire presque sans fin pour ces bêtes dont la chair est reconnue et appréciée. 
Et d'ailleurs, le berger met un point d'honneur à travailler dans les règles pour avoir au final, de belles bêtes tout en respectant l'écosystème et en participant à son équilibre : "Je veux bien faire mon travail, je veux que mes bêtes soient belles, qu'elles fassent leur réserve de graisse durant l'été. Du coup, ça m'oblige à bien faire pâturer la montagne, donc à maintenir le milieu ouvert et à avoir une diversité de fleurs".

Le monde du travail de Maxime, ce sont donc les flancs des volcans d'Auvergne. D'ailleurs, il aime à dire qu'ils sont son bureau. Vaste bureau, sans limite ou presque... Bref, une forme de liberté que peu en jouissent...

 

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