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Les jardins familiaux clermontois ne sont plus assez nombreux pour répondre à la demande

Depuis le début des années 1980, les jardins au pied des tours des quartiers nords de Clermont-Ferrand donnent une autre image de la vie urbaine.
Depuis le début des années 1980, les jardins au pied des tours des quartiers nords de Clermont-Ferrand donnent une autre image de la vie urbaine.

Trois ans, c'est environ le délai qu'il faut aujourd'hui pour réussir à louer un des 172 potagers disponibles dans les quartiers nords de Clermont-Ferrand. Pour ceux qui n'auraient pas le courage de patienter, la ville de Clermont propose un autre type de potagers : les jardins partagés.

Par Sébastien Kerroux

Depuis ces dix dernières années, l'intérêt des urbains pour le jardinage ne cesse de croître. Si pour beaucoup d'habitants en zone rurale, la culture d'un potager est une activité banale. En revanche, pour ceux qui habitent en ville, et en particulier dans des appartements ou HLM, c'est beaucoup plus difficile. 

Une histoire vieille d'un siècle

En Auvergne, les premiers jardins familiaux ont vu le jour sous l'ère d'Edouard Michelin, juste avant la Première Guerre Mondiale. Intégrés au premières cités Michelin - NDLR : qui étaient alors situées sur l'actuelle avenue de la République à Clermont-Ferrand - on les appelait à l'époque "les jardins ouvriers".  Soixante-dix ans plus tard, la ville de Clermont-Ferrand constate que beaucoup de terrains des quartiers nord sont inexploités. La plupart des propriétaires sont inconnus. Dès 1981, la ville décide donc de développer le concept des jardins familiaux dans le quartier des Vergnes puis de Champratel, tout près du Stade Gabriel-Montpied.

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Le succès des jardins familiaux clermontois
Reportage : Sébastien Kerroux et René Thévenot. Intervenants : Serge Rosa-Donati (propriétaire d'une parcelle), Cathy Ramiz (Médiatrice à la ville de Clermont-Ferrand), Philippe Bohelay (adjoint à la vie associative et aux jardins familiaux).


Des jardins pour manger mieux et moins cher

Aujourd'hui, ce sont 172 jardins, ou potagers, qui sont proposés aux clermontois en mal de verdure. Proposés au tarif de 15 centimes d'euro par mètre carré, par année, ils permettent aux familles modestes d'obtenir une parcelle plus ou moins grande pour une somme modique. Si dans les années 1980, les jardins familiaux attiraient surtout pour leur côté reposant, désormais la crise et l'augmentation du prix des fruits et légumes incitent les urbains à cultiver eux-mêmes leurs fruits et légumes pour faire des économies, mais aussi pour manger en toute quiétude. Car évidemment, quand on produit soi-même ses aliments, on sait de quelle façon ils sont traités. Les mentalités ont donc changé, et les demandes de location de potager ne cessent de croître. Aujourd'hui, il faut attendre au moins trois ans avant qu'une nouvelle demande puisse aboutir.

Les jardins partagés pour initier les urbains à la botanique

Si d'autres jardins familiaux sont proposés dans des communes voisines, comme Gerzat ou Aubière, en revanche, à Clermont-Ferrand, ils ne sont que deux. Même si un projet de nouveaux jardins familiaux est dans les esprits, il faudra attendre au moins 2014 pour en voir émerger un troisième. En effet, il n'est pas évident pour la mairie de décider de s'approprier des terres pour y installer des potagers en location. En attendant, la ville de Clermont-Ferrand a compris l'intérêt de ses administrés pour les cultures végétales. Elle propose alors des jardins partagés. Le principe :  5 familles se partagent une parcelle durant un temps donné. Il n'y a donc pas de notion de propriété. Mais cette initiative permet aux enfants et aux adultes de s'initier aux semences et à l'entretien d'un potager, tout en permettant de créer du lien social et intergénérationnel. Trois parcelles de ce type sont disponibles à Clermont-Ferrand : dans le quartier des Vergnes, mais aussi rue Fontaine du Bac et à la Croix-Neyrat.

Au vu du succès rencontré par ces jardins partagés, la ville en ouvrira un quatrième le 11 septembre prochain dans la rue Fontgiève.

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