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Fiona : La mère pourrait ne passer que 4 mois en détention provisoire

Mis en examen et incarcérés jeudi soir, Cécile Bourgeon et Berkane Maklouf n'ont pas les mêmes versions des faits. Berkane Maklouf encourt 30 ans de prison, sa compagne 5 ans. 

Par Sébastien Kerroux

Le 26 septembre, lors de son arrivée au lac d'Aydat, Cécile Bourgeon s'est dite incapable de retrouver le lieu exact où a été enterrée Fiona. Les fouilles ont donc été suspendues temporairement. Elles devraient reprendre dans la journée de vendredi. Berkane Maklouf s'est dit prêt à aider les enquêteurs à retrouver le corps de la fillette.

Le corps de la petite Fiona n'ayant toujours pas été retrouvé, aucune autopsie n'est donc possible pour déterminer les circonstances exactes de la disparition de la fillette. Mais la version de Cécile Bourgeon, accusant son compagnon d'avoir porté des coups à Fiona ayant entraîné la mort de la petite fille, semble avoir été privilégiée par rapport à celle de son compagnon niant avoir frappé Fiona.  

Les peines encourues : 30 ans de prison pour le beau-père, 5 ans seulement pour la mère

Berkane Maklouf, le beau-père de Fiona a été mis en examen pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, avec circonstances aggravantes sur une mineure de moins de 15 ans, et pour non-assistance à personne en danger. Une infraction criminelle punie par 30 ans de réclusion. Si la version de Cécile Bourgeon s'avérait être exacte, elle ne risquerait quant à elle que 5 ans de prison, ses infractions étant alors considérés comme des délits. Dans cette hypothèse, sa détention provisoire ne pourra excéder 4 mois.  

Pourquoi Cécile Bourgeon ne pourrait passer que 4 mois en détention provisoire ?

Les faits reprochés à Cécile Bourgeon ne sont pas considérés comme une infraction criminelle, mais des délits. Selon le procureur de la République, la mère de Fiona encourt 5 ans de prison.

Mais selon l'article 145-1 du Code de la procédure pénale, modifié par la loi du 9 septembre 2002 relative à la détention provisoire, cette dernière ne peut excéder quatre mois si la personne mise en examen n'a pas déjà été condamnée pour crime ou délit de droit commun soit à une peine criminelle, soit à une peine d'emprisonnement sans sursis d'une durée supérieure à un an et lorsqu'elle encourt une peine inférieure ou égale à cinq ans. Ce qui est le cas de Cécile Bourgeon.

Voir l'article 145-1 du Code de la procédure pénale 

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