“Coeur de chien” à l'Opéra de Lyon

Projections vidéo, ombres chinoises : une riche mise-en-scène. / © France 3 Rhône-Alpes
Projections vidéo, ombres chinoises : une riche mise-en-scène. / © France 3 Rhône-Alpes

Cette oeuvre saisissante, créée en 2010 par l'auteur et metteur en scène britannique Simon McBurney, est inspirée d'une nouvelle de Mikhaïl Boulgakov, écrite dans la Russie soviétique de 1925. Un conte fantastique qui fait froid dans le dos et une satire du régime d'alors, à partir du 20 janvier.

Par Sandra Méallier

L'intrigue peut surprendre : un grand professeur spécialiste du rajeunissement greffe l’hypophyse et des organes génitaux humains à un chien qu’il a ramassé dans la rue. Mais l’animal se métamorphose en un ivrogne haineux tel son donneur, tandis que son « maître » est poursuivi par des comités étatiques et éthiques divers.

Au lieu de distribuer le rôle-titre, le terrible chien donc, à un comédien, Simon McBurney a choisi de le représenter par une imposante marionnette. La voix du canidé est interprétée par trois chanteurs : un soprano et un contre-ténor quand il grommelle, jappe et crache à travers un mégaphone, et un ténor quand il se transforme en être humain.

Le scientifique et sa créature. / ©
Le scientifique et sa créature. / ©


Au fil de l’opéra, la marionnette-chien devient de plus en plus incontrôlable. Habilement manipulée, elle apporte de la folie burlesque au spectacle.

La partition est d'Alexander Raskatov. Le compositeur russe voulait se rapprocher d’un opéra bouffe, d’une oeuvre de Rossini. Le livret est de Cesare Mazzonis, d’après Mikhaïl Boulgakov, en russe.

Le reportage d'Olivier Denoyelle, Pierre Lachaux et Daniel Diguard :
En interview : Simon McBurney, Metteur en scène ; Alexander Raskatov, Compositeur
Opéra "Coeur de chien"

 

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