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Les agriculteurs s'opposent aux nouvelles normes

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Plusieurs milliers d'agriculteurs se sont mobilisés, ce mardi 24 juin, contre l'accumulation de "contraintes" accusées d'entraver leur travail, alors que la loi d'avenir sur l'agriculture revient à l'Assemblée nationale. Ils  ont manifesté à Bourg-en-Bresse.

Par Isabelle Gonzalez avec AFP

La FNSEA estime qu'à terme, les normes qui sont imposées aux agriculteurs, s'agissant notamment des pesticide, pourraient empêcher de "manger français". Dans sa ligne de mire, notamment: le projet d'interdiction des épandages de pesticides à moins de 200 mètres des écoles et autres lieux "sensibles", mais aussi le traité
de libre-échange en discussion avec les Etats-Unis, accusé de menacer le modèle alimentaire français.
La mobilisation avait en fait commencé dès lundi soir, devant plusieurs marchés de gros, en particulier celui de Rungis, près de Paris, où plusieurs centaines d'agriculteurs se sont rassemblés, 

Des rassemblements ont eu lieu en Rhône-Alpes
Dans l'Ain, la manifestation s'est déroulée sous les fenêtre de la (Directions départementale des territoires) alors que dans la Drôme les agriculteurs ont porté des paniers de produits frais à leurs députés, pour "montrer aux élus la qualité de notre production, (...) menacée par trop de contraintes réglementaires et administratives", ont-ils déclaré.

Le ministre de l'Agriculture a de nouveau tenté de rassurer les agriculteurs, soulignant sur RTL qu'il n'avait jamais été question d'interdire l'usage des pesticides "200 mètres autour de toutes les habitations".
"Nous allons travailler, pour la loi d'avenir, sur une solution qui permettra d'avoir un système de protection (...) tels que haies par exemple. Si ces protections ne sont pas mises en oeuvre, nous devrons réfléchir à la question de la distance vis-à-vis des écoles, crèches et maisons de retraite", a détaillé Stéphane Le Foll.
"La question des distances, nous n'en voulons pas", car cela aurait un impact sur "un tiers de la surface agricole", a réagi Xavier Beulin, souhaitant que le gouvernement dépose un amendement pour exclure cette question du projet de loi.
Le texte est examiné en commission à l'Assemblée nationale cette semaine. Il passera ensuite en seconde lecture dans l'hémicycle les 7 et 8 juillet.

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