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VIDEO. Frédéric Marin: “Agnès a été assassinée et elle a tort”

La cour d'assises pour mineurs de Riom, dans le Puy-de-Dôme, a décidé que le procès en appel du meurtrier présumé d'Agnès Marin se déroulerait sous le régime de la publicité restreinte. Frédéric Marin, le père, estime "consternant que dans la mesure où l'ensemble des parties ne s'opposaient pas à la publicité des débats, on ne laisse pas tous ceux qui nous regardent se faire une opinion". / © AFP PHOTO / THIERRY ZOCCOLAN
La cour d'assises pour mineurs de Riom, dans le Puy-de-Dôme, a décidé que le procès en appel du meurtrier présumé d'Agnès Marin se déroulerait sous le régime de la publicité restreinte. Frédéric Marin, le père, estime "consternant que dans la mesure où l'ensemble des parties ne s'opposaient pas à la publicité des débats, on ne laisse pas tous ceux qui nous regardent se faire une opinion". / © AFP PHOTO / THIERRY ZOCCOLAN

La cour d'assises pour mineurs de Riom qui juge en appel depuis lundi le meurtrier présumé d'Agnès Marin a décidé que les débats se dérouleraient sous le régime de la "publicité restreinte". Une décision "consternante" pour le père de la victime.

Par Stéphane Moccozet

Le procès en appel de Matthieu, le meurtrier présumé d'Agnès Marin, se déroulera finalement sous le régime de la "publicité restreinte". En d'autres termes, la salle d'audience de la cour d'assises pour mineurs de Riom sera fermée à toutes personnes étrangères au procès. 

A l'annonce de la décision de la cour, Me Francis Szpiner qui défend les intérêts de la famille Marin, a crié au scandale. "La justice a décidé de couvrir les errements qu'elle a commis", a-t-il dit, "il y a une incapacité chez certains magistrats de tirer les leçons et, si parfois il y a une défiance envers la justice, c'est parce que la justice sait y prêter la main en étant rendue dans la clandestinité". 

Je trouve consternant que dans la mesure où l'ensemble des parties ne s'opposaient pas à la publicité des débats, on ne laisse pas tous ceux qui nous regardent se faire une opinion. - Frédéric Marin


Paola et Frédéric Marin n'ont pourtant eu de cesse de réclamer une publicité totale autour du procès en appel du violeur et meurtrier présumé de leur fille, Agnès, décédée le 16 novembre 2011 dans des circonstances effroyables alors qu'elle s'apprêtait à fêter son quatorzième anniversaire. Une demande qui a trouvé, lundi, l'appui des deux avocats généraux qui ont également requis cette "publicité totale" pour garantir la "transparence de la justice". Mais la décision de la cour est allée à l'encontre de ces positions, provoquant la colère du père de la victime. Frédéric Marin "trouve consternant que, dans la mesure où l'ensemble des parties ne s'opposaient pas à la publicité des débats, on ne laisse pas tous ceux qui nous regardent se faire une opinion". "Agnès a été assassinée et elle a tort", a-t-il réagi avec colère.

De leurs côtés, les conseils de la défense avaient annoncé "s'en remettre à la décision de la cour". La cour qui a finalement décidé d'appliquer l'article 14 de l'ordonnance 45 relative à la justice des mineurs qui stipule que "seuls seront admis à assister aux débats les témoins de l’affaire, les proches parents du mineur, les membres du barreau, les représentants des sociétés de patronage et des services ou institutions s’occupant des enfants, les délégués à la liberté surveillée".

La colère de Frédéric Marin

 

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