Le Sancy Snow Jazz fait swinguer le Mont-Dore depuis 25 ans

Créé en 1990, le Sancy Snow Jazz tient cette semaine sa 26e édition. Depuis ses premiers pas dans cette station de ski du Puy-de-Dôme, c'est devenu un rendez vous phare parmi les animations des vacances de février.

25 ans après sa première édition en 1990, le Sancy Snow Jazz est devenu un rendez vous phare parmi les animations des vacances de février. Au départ limités à la station du Mont-Dore, les concerts ont aujourd'hui lieu dans une dizaine de communes de tout le massif.

Lorsqu'on observe ceux qui viennent au concert du début de l'après-midi, on peut constater qu'il n'y a pas beaucoup de skieurs. Ils sont encore sur les pistes, pourtant la salle est pleine. C'est qu'il y a désormais un public qui se déplace exprès pour l'occasion autour du ciment qui a fait l'identité du festival :  le swing et le "New Orleans".

"Son identité, on a tenu à lui donner dès le démarrage" se souvient Marie-Christine Dubourg, présidente du festival. "Nous ce qui nous intéresse, c'est non seulement d'avoir un public d'amateurs de jazz, mais aussi de donner satisfaction à une clientèle qui est là pour faire du ski, des raquettes et qui n'a pas forcément l'oreille jazz et exercée. Tout le monde y trouve son compte et moi la première !"

Il est devenu parfois difficile de trouver une place

Parfois, il devient difficile de trouver de la place dans certains cafés ou restaurants lors des concerts mais ce type de musique supporte très bien la proximité. Pour ce qui est de la programmation, elle est désormais suivie par Drew Davies, un nouveau conseiller artistique qui connaît bien le festival : "je viens ici depuis 2007-2008 en tant que musicien. J'ai accompagné des groupes et des artistes différents, et depuis 2011, je me suis intégré un peu plus dans l'organisation du festival."

Parmi les artistes qui sont déjà venus à plusieurs reprises au Mont-Dore, on retrouve les bluesmen de Mr Bo Weavil, une formation minimale avec une guitare, un harmonica, une batterie et une belle énergie…  "Je viens du blues roots" raconte Mathieu Fromont, membre du groupe. "J'ai commencé par le blues des années 20-30 il y a une vingtaine d'années, en acoustique, et puis après j'ai suivi chronologiquement avec le blues des années 40-50, puis le début de l'électrification jusqu'au blues des années 60. Aujourd'hui je fais mon blues à moi, bien enraciné mais avec un format actuel."

Les concerts se poursuivent jusque tard dans la nuit, et ce jusqu'à samedi où le gala de clôture accueillera notamment la chanteuse Dominique Magloire. Elle sera accompagnée par le quartet de Michel Pastre pour la clôture de cette édition.

Reportage : Christian Lamorelle, Pascale Félix, Laurent Janon, Gilles Malfray. Intervenants : Marie-Christine Dubourg (Présidente du festival), Drew Davies (Conseiller artistique du festival), Mathieu Fromont ("Mr Bo Weavil")