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Le nouveau visage de la France et de ses régions sous l'oeil de l'Insee

Une région riche, mariée à une moins riche, une région plutôt peuplée à une qui l'est moins : le nouveau découpage territorial dessinera, selon l'Insee, une France moins disparate en termes de population, de produit intérieur brut ou de répartition des activités.
Avec l'avènement de 13 nouvelles régions, "les écarts se réduisent, avec notamment des caractéristiques démographiques plus proches entre régions", souligne l'Insee dans l'ouvrage "La France et ses territoires".

Disponible sur le site www.insee.fr, ce document présente pour la première fois des données et des analyses sur la population, l'emploi, les conditions de vie et les entreprises des nouvelles régions.

Le mastodonte Rhône-Alpes Auvergne

"Les nouvelles régions continentales comporteront toutes plus de 2 millions d'habitants, explique Luc Brière, de la division statistiques régionales, locales et urbaines de l'Insee.

Les plus peuplées sont les mastodontes de l'Ile-de-France (11,9 millions d'habitants ) et Rhône-Alpes fusionnée avec l'Auvergne (7,6 millions d'habitants).  

Avant la réforme, les différences entre les régions étaient beaucoup plus importantes: de 700 000 habitants dans le Limousin à 6,4 millions pour Rhône-Alpes.


Auvergne-Rhône-Alpes, sur la 2e marche du podium

Pour le produit intérieur brut (PIB), Auvergne Rhône-Alpes, déjà seconde par sa population, constitue la deuxième région de France en termes de PIB (11,4% du PIB national), derrière l'Ile-de-France (29,8%).


8 habitants sur 10 sont urbains

L'Insee s'est également penché sur la hiérarchie des villes métropolitaines depuis 30 ans. Entre 1982 et 2011, leur population a crû de 23%, soit 8,9 millions d'habitants supplémentaires. 60% de cette croissance résulte de l'extension géographique et de la densification de l'espace urbain.

La prééminence démographique de Paris s'affaiblit légèrement au profit de 15 villes de plus de 400.000 habitants.  "La dynamique de l'emploi est le premier facteur expliquant la croissance de la population", comme le démontrent Toulouse et Montpellier.

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