Appel à la grève chez Renault Trucks ce mardi

Six syndicats de Renault Trucks (groupe Volvo) ont appellé à faire grève ce mardi 9 juin pour protester contre le plan social annoncé chez le constructeur de poids-lourds, prévoyant 512 suppressions nettes de postes.

Cette grève aura lieu à l'occasion d'un comité central d'entreprise (CCE) durant lequel "aura lieu la lecture officielle du livre 1 du plan social", a détaillé hier Olivier Porret, délégué syndical CFE-CGC, le syndicat majoritaire chez les cadres de l'entreprise. "C'est là que les salariés vont savoir si leur poste est supprimé ou pas", a poursuivi le syndicaliste.

Deux rassemblements sont prévus vers 10H00 aux abords du site situé sur les communes de Saint-Priest et Vénissieux (Métropole de Lyon). 

Annoncé le 28 avril, ce nouveau plan social chez Renault Trucks, le deuxième en moins d'un an, a provoqué la colère des syndicats du constructeur de poids-lourds mais aussi l'intervention du Premier ministre, Manuel Valls qui a jugé le 11 mai, lors d'un déplacement à Lyon, qu'il fallait trouver "une autre solution".

"Les ventes progressent et la rentabilité du groupe se redresse. Dans ce contexte, il n'est pas tolérable que le groupe décide des licenciements contraints qui ne servent qu'à redresser l'image boursière du groupe", ont commenté les six syndicats, dans un communiqué. CFE-CGC, CFDT, FO, CGT, Sud et CTFC dénoncent en particulier la perspective de "licenciements contraints". Le projet prévoit la suppression de 591 postes et la création de 79 autres, soit une perte nette de 512 emplois, principalement dans les services administratifs de l'organisation commerciale de Renault Trucks à Saint-Priest et Vénissieux.

"Nous voulons un vrai plan de sauvegarde de l'emploi avec des ambitions industrielles et commerciales digne de ce nom garantissant l'avenir du groupe en France", ont expliqué les organisations syndicales qui réclament également "des mesures d'accompagnement ambitieuses permettant aux volontaires de partir dans de bonnes conditions".En mars 2014, le groupe avait déjà annoncé 508 suppressions d'emplois en France, dont 319 dans sa fief historique de l'agglomération lyonnaise, sans licenciement sec au final.