Affaire Fiona : les accusés « se tiennent mutuellement dans le silence, le mensonge et la manipulation » selon un avocat

Lundi 14 décembre, dans le cadre de l’affaire Fiona, la 3e semaine du procès de Cécile Bourgeon et de Berkane Makhlouf a débuté à la cour d’assises du Rhône, à Lyon. Les plaidoiries ont commencé.

Lundi 14 décembre, à la cour d'assises du Rhône, s'est ouverte la troisième semaine du procès de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf dans le cadre de l'affaire Fiona.
Lundi 14 décembre, à la cour d'assises du Rhône, s'est ouverte la troisième semaine du procès de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf dans le cadre de l'affaire Fiona. © Zziigg

Lundi 14 décembre, s’est ouvert le 10e jour de procès de Cécile Bourgeon et de Berkane Makhlouf à la cour d’assises du Rhône, dans le cadre de l’affaire Fiona. Après 10 jours de procès, le sentiment d’en être toujours au même point est bel est bien présent. Entendus en fin de semaine dernière, les deux accusés n’ont pas fait les révélations que l’on aurait pu espérer, notamment sur l’endroit où ils se sont débarrassés du corps de la fillette. Idem sur les circonstances de la mort de Fiona.

Des déclarations inchangées

Leurs déclarations ne varient pas. Ils le répètent : ils l’ont trouvée morte dans son lit le dimanche 12 mai, le jour où Cécile Bourgeon avait fini par appeler la police pour signaler la disparition de sa fille au parc Montjuzet. Ce lundi matin un gendarme a été entendu. Il avait assisté à la garde à vue de Cécile Bourgeon à Perpignan. Dans l’après-midi, des experts ont été appelés à la barre. Seule évolution notable par rapport aux précedents procès, les excuses de l’accusée. « Je tiens déjà à m’adresser à ma fille Fiona. Même si ça peut paraitre minable de ma part, je lui dois quand même des excuses. Parce qu’elle ne méritait pas de finir comme ça, elle avait la vie devant elle. Et je dois aussi des excuses à monsieur Chafoulais (Le père de Fiona. NDLR), d’avoir menti et de n’avoir pas su protéger sa fille » confiait Cécile Bourgeon, jeudi 10 décembre.


 

C’est insupportable pour Fiona, la mémoire de Fiona

Me Jean-François Canis, avocat des parties civiles, explique : « On n’espérait absolument pas une réponse. On en est au quatrième procès, avec une instruction très longue. Ils ont toujours menti. Ils sont dans le mensonge, la manipulation et le refus de nous dire ce qui est arrivé à Fiona et où le corps de cette petite fille repose. Ils le savent tous les deux très bien. Ils se tiennent mutuellement dans le silence, le mensonge et la manipulation. C’est insupportable pour les parties civiles. C’est insupportable pour Fiona, la mémoire de Fiona. Mais ils sont dans cette dynamique et on ne peut pas aller contre ».

Des plaidoiries qui ont débuté

Les deux accusés se renvoient la balle et s’accusent mutuellement d’avoir frappé la fillette, sans pour autant aller jusqu’à s’accuser de l’avoir tuée. Poursuivis pour « violences volontaires ayant entraîné la mort » de la petite fille, Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf encourent 30 ans de réclusion criminelle. Les jurés devraient rendre leur verdict mercredi 16 décembre dans la journée, après avoir entendu les plaidoiries des parties civiles et de la défense. Les plaidoiries ont débuté ce lundi soir avec celles de trois associations de la protection de l’enfance.  

 

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