Des malfaiteurs font exploser un distributeur bancaire à Villars-les-Dombes (Ain)

Photo d'illustration. Le contexte actuel (confinement) ne nous a pas permis de nous rendre sur place. / © FREDERIC NDAO / AFP
Photo d'illustration. Le contexte actuel (confinement) ne nous a pas permis de nous rendre sur place. / © FREDERIC NDAO / AFP

Dans la nuit du mercredi 18 au jeudi 19 mars, le DAB de la mairie de Villars-les-Dombes (Ain) a explosé. Des mafaiteurs ont utilisé un mélange gazeux pour faire sauter le distributeur, ce qui a engendré de gros dégâts.

Par Franck Grassaud


C'est vers 1 heure du matin que les gendarmes de l'Ain ont été prévenus. Des voisins de la mairie venaient d'entendre une déflagration, sans plus de précisions. Les militaires se sont rapidement transportés sur les lieux et ont découvert la façade éventrée de l'agence postale. Le Distributeur Automatique Bancaire venait d'exploser, et une partie de la petite Poste avec lui. Elle se situe dans le bâtiment de la mairie. A l'arrivée des forces de l'ordre, les malfaiteurs avaient déjà pris la poudre d'escampette.
 

Plusieurs attaques de ce type à l'automne dernier

Depuis plusieurs années, après les arrachages de DAB et les percussions de distributeurs avec des engins de chantiers, les voleurs sont passés au gaz. Ils utilisent un mélange d'oxygène et d'acétylène explosif pour faire "sauter la banque". "Avec cette technique, la logistique est moindre et l'action plus rapide", nous explique un gendarme. "Ils utilisent des grandes bouteilles qui servent pour la soudure. Ils les laissent dans leur voiture le temps de l'opération. Ils percent un trou dans le local bancaire et injectent ainsi le mélange gazeux, puis le font détonner avec une étincelle". Le département de l'Ain a été victime de plusieurs attaques de ce type à l'automne dernier, notamment à Attignat.

Cette fois, les dégâts sont sûrement plus importants que la somme volée (en cours de calcul). Sur des photos publiées par nos confrères du Progrès, on devine que des cloisons sont tombées, le mobilier et les ordinateurs sont entassés au milieu des décombres de plâtre et de laine de verre. Le maire se demande même si "la structure du bâtiment n'est pas touchée", des fissures étant apparues sur les murs.

Un technicien de la cellule d'identification criminelle a été dépêché sur place pour faire des prélèvements.

"En cette période de confinement, on ne s'attendait vraiment pas au retour de ce type d'attaque", témoigne un gendarme de la brigade locale.
 

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