Temps fort de l'agriculture, les vendanges sont prévues pour début septembre dans l'Ain. Les vignerons manquent de bras, les saisonniers venant de l'Est désertent depuis le Covid les coteaux du Cerdon.

A Boyeux-Saint-Jérôme dans l'Ain, les raisins ont profité de l'été pour se gorger de soleil et parfaire leur couleur. Outre son vin mousseux rosé, le pays du Cerdon possède une autre spécificité, des côteaux accidentés où la machine ne peut remplacer le passage de l'homme.

Dans ces vignes, il faut toujours des bras pour vendanger. La récolte ne commencera pas avant deux à trois semaines afin d'accroitre la concentration en sucre.

Un effectif incomplet pour les vendanges

"Là on est à 7°C, explique Juvénal Turpin, réfractomètre à la main, ça laisse du temps pour trouver des vendangeurs."

Le représentant du Caveau Boccard constate la difficulté de trouver des coupeurs et des porteurs pour couvrir une dizaine d’hectares. Les annonces sur les réseaux sociaux ne donnent pas grand-chose. 

"On cherche une trentaine de vendangeurs, pour l'instant on a 7 candidatures c'est tout."

Moins de travailleurs des pays de l'Est

"On avait des habitués qui venaient de Pologne, qui ne viennent plus, car ce n'est plus intéressant de venir pour de courtes durées sur le territoire français vu que leur niveau de leur salaire est remonté.

Alors, le viticulteur se tourne de nouveau, vers les vendangeurs du cru, en proposant des journées quasi continues. 

"Ce sera 7h-14h dans les vignes, donc là, ça permet de rentrer à la maison, de récupérer les enfants et faire des choses du quotidien aussi, les courses et compagnie avant que tout soit fermé."

Des vendanges plus longues

Faute de bras, la durée des vendanges risque de s'éterniser. Christian Mouvand est un habitué des vendange dans le Bugey, lui aussi redoute que le nombre de vendangeurs reste insuffisant. "J’essaie de trouver d'autres personnes pour combler l'équipe sinon ça va durer longtemps et ce ne sera pas facile, ni pour les uns ni pour les autres."

Il poursuit "on vit une drôle d'époque parce qu'il y a du travail et on a plus de main d'œuvre."

Une difficulté qui pourrait devenir récurrente malgré les efforts des viticulteurs et ceux de pôle emploi. 

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