Montluel (Ain): les gendarmes saisissent des oiseaux et les offrent aux résidents d'un EHPAD

Dans le cadre d'une affaire d'escroquerie, les gendarmes de Montluel (Ain) ont saisi des perruches. Ne pouvant les rendre à une animalerie pour des raisons sanitaires, ils ont décidé de les donner à un EHPAD. De nouveaux hôtes qui apportent de la sérénité aux résidents.

Les gendarmes ont remis ces perruches à un EHPAD, après les avoir saisies dans une affaire d'escroquerie.
Les gendarmes ont remis ces perruches à un EHPAD, après les avoir saisies dans une affaire d'escroquerie. © Gendarmerie de l'Ain
Suite à une plainte d'un établissement bancaire pour l'ouverture d'un compte avec de faux documents, les gendarmes de Montluel (Ain) ont découvert une escroquerie de près de 30.000€. Avec cet argent, le malfrat a acheté de l'électroménager, du matériel hifi et des perruches! Tout a donc été saisi mais que faire des oiseaux?

"On a tout de suite pensé aux enfants ou aux personnes âgées"

"Nous ne pouvions pas effectuer de retour en animalerie à cause de problèmes sanitaires" nous dit le lieutenant-colonel Olivier Belcourt qui commande la gendarmerie de Trévoux (Ain). "Les gendarmes de Montluel ont décidé de les donner à des établissements accueillant des enfants ou des personnes âgées" ajoute-t-il. Mais comme les écoles sont encore fermées, décision est prise de contacter l'EHPAD Les Tilleuls de la commune.
   

Des animaux qui apaisent les malades d'Alzheimer

La direction de l'EHPAD a très vite accepté d'accueillir ces nouveaux pensionnaires. "Nous avons déjà deux oiseaux, deux chats et un chien. Nous considérons que les animaux sont des médiateurs" rapporte Claudine Bernillon, cadre supérieur de santé à l'EHPAD Les Tilleuls de Montluel. "Les perruches sont dans un service Alzheimer. Les résidents ont été surpris et les ont trouvé très belles car elles sont multicolores. Depuis que j'ai ramené la cage mardi de la gendarmerie, des résidents restent devant, les observent et tentent d'approcher les oiseaux."
Ce temps d'observation apaise les résidents et limitent leurs déambulations. Claudine Bernillon se dit prête à renouveler l'expérience à une condition: "J'ai dit aux gendarmes, si vous saisissez des serpents, ne pensez pas à nous!"
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