Allergies : risque maximum en Auvergne-Rhône-Alpes

Avec les températures exceptionnelles de la mi-avril, les risques d’allergies sont au niveau maximal dans la quasi-totalité de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Selon le Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA), les pollens de bouleaux ont atteint des niveaux records de concentration. / © Sebastien Jarry/MAXPPP
Avec les températures exceptionnelles de la mi-avril, les risques d’allergies sont au niveau maximal dans la quasi-totalité de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Selon le Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA), les pollens de bouleaux ont atteint des niveaux records de concentration. / © Sebastien Jarry/MAXPPP

Avec les températures exceptionnelles de la mi-avril, les risques d’allergies sont au maximum dans la quasi-totalité de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Selon le Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA), les pollens de bouleaux ont atteint un niveau record de concentration. 

Par Yann Fournier-Passard

L’année 2018 s’annonce d’ores et déjà record pour les symptômes d’allergie. En Auvergne-Rhône-Alpes, le risque d’allergie pour les pollens de bouleau restera très élevé en mai. Seuls le Cantal et la Haute-Loire sont un peu moins touchés par ce phénomène à cause d’un ensoleillement plus faible, mais sont au niveau élevé toutefois. 

Le bouleau compte parmi les végétaux les plus allergisants présents en France: le mois d’avril est traditionnellement propice pour ces végétaux. On devra aussi se méfier des pollens de frênes, de chênes et de platanes avec un risque d’allergie de niveau moyen. Néanmoins, le risque d’allergie sera faible pour les pollens de saules.

Les pollens de graminées sont déjà présents mais d’après les prévisions de Météo France, le vrai démarrage de la saison des graminées sera début mai en Auvergne-Rhône-Alpes.

Les conditions météorologiques douces et ensoleillées seront idéales pour la dispersion des pollens dans l’air : les anticyclones favorisent la pollinisation des arbres et des herbacées. Autre facteur aggravant : les pics de pollution atmosphérique dans les grandes villes, comme Lyon, Grenoble ou Annecy, qui exacerbent les symptômes d'allergie aux pollens en fragilisant les voies respiratoires.
 


Mais les averses annoncées cette semaine pourraient atténuer le phénomène : « Des pluies importantes permettent la dispersion des pollens » selon Charlotte Sindt, directrice du RNSA.

Quelques astuces pratiques peuvent limiter les réactions allergiques : se rincer les cheveux en fin de journée, ouvrir les fenêtres avant et après le coucher du soleil ou encore ne pas faire sécher son linge en extérieur. Il est également recommandé de se laver le nez une fois par jour à l'eau de mer.
En cas de symptômes (toux, crise d’asthme, urticaire…), les allergiques devront bien suivre leurs traitements et/ou consulter leur médecin pour une prescription d’antihistaminiques.

Le RNSA estime qu’1 Français sur 5 serait concerné par les allergies aux pollens. 

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Reportage de Marion Feutry, Yves-Marie Glo, Virgine Muamba

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