Allier : l'histoire du succès d'une quincaillerie centenaire

La devanture de style art nouveau, forgée il y a un siècle, par le fondateur de la quincaillerie "Goujon-Lallemand" / © P.Franco/France3 Auvergne
La devanture de style art nouveau, forgée il y a un siècle, par le fondateur de la quincaillerie "Goujon-Lallemand" / © P.Franco/France3 Auvergne

La quincaillerie "Goujon-Lallemand" de Dompierre-sur-Besbre dans l'Allier fête cette année un siècle d'existence. Depuis son ouverture en 1919, quatre générations se sont succédées à la tête de cette affaire familiale qui résiste au temps.
 

Par A.Rozga avec P.Franco

La quincaillerie "Goujon-Lallemand" est désormais centenaire. Depuis son ouverture en 1919, quatre générations se sont succédées à sa tête. C'est dire si, à Dompierre-sur-Besbre dans l'Allier, elle fait partie du décor ! Un patrimoine familial et architectural qui ne passe pas inaperçu.

Une quincaillerie de style art nouveau 

On la remarque d'abord par sa devanture. Avec sa marquise de style art nouveau, forgée il y a un siècle par Eugène Goujon, un ferronnier d'art qui a notamment décoré les palaces vichyssois au début du siècle dernier, et même carrossé les taxis de la Marne. A la fin de la Première Guerre Mondiale, il rachète la boutique de son fournisseur de métal. La quincaillerie Goujon-Lallemand est née. « A l’époque, nous avions une clientèle, les artisans. A la campagne, il y avait le maréchal-ferrant, il y avait le charron, le menuisier, le maçon, c'était notre clientèle principale" se souvient Louis Goujon, le petit fils, devenu président directeur-général.

Une quincaillerie à l'ancienne...

Derrière la boutique, des centaines de mètres carrés de hangars avec plus de 10.000 références en magasin, 30.000 sur catalogue. "Chez nous, on trouve un peu de tout. On va même jusqu’à commercialiser les raccords des pompiers" sourit Jean-Emmanuel Goujon, le Directeur de la quincaillerie. "Ici la formation d’un quincailler, c’est grosso modo une année pour commencer à repérer tout comme il faut. Chez nous, ce sont de vieux locaux donc il faut mémoriser les emplacements de toutes les pièces". 
Et cela fait un siècle que ça dure. De quoi prendre le temps de fidéliser la clientèle. "Ils ont toujours la disponibilité pour nous servir, la rapidité et l’efficacité. On est contents d’avoir un commerçant sur place et qui va perdurer puisque, c’est de père en fils" se réjouit Michel Picard, un serrurier-métallier, fidèle à la quincaillerie depuis 40 ans.

mais tournée vers l'avenir

Après Eugène, Jean et Louis, Jean-Emmanuel est la quatrième génération à la tête de la quincaillerie." C’est en même temps, une certaine responsabilité puisqu’il faut pouvoir défendre la réputation de l’entreprise, et puis c’est aussi un défi parce que c’est propulser l’entreprise sur les nouvelles technologies bien que l’entreprise soit l’héritière d’un passé, il faut aussi se projeter dans l’avenir" estime t-ilSi la quincaillerie se tourne vers le monde digital, elle a aussi une belle patine. 
Sur ses étagères, tout le monde peut trouver son bonheur, bricoleurs comme collectionneurs.

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