Allier : la piste criminelle privilégiée pour le feu de Montluçon

Mardi 25 août, au lieu-dit « Châtelard » à Montluçon, dans l’Allier, un feu a ravagé 68 hectares de végétation. Une enquête a été ouverte. La piste criminelle est privilégiée.
 
Mercredi 25 août, 68 hectares de végétation ont brûlé à Montluçon dans l'Allier.
Mercredi 25 août, 68 hectares de végétation ont brûlé à Montluçon dans l'Allier. © Julien Teiller / FTV
Mercredi 26 août, au lendemain de l’incendie qui a ravagé 68 hectares de végétation au lieu-dit « Châtelard » à Montluçon dans l’Allier, les gendarmes sont à pied d’œuvre. Une enquête a été ouverte par le parquet de Montluçon pour « destruction volontaire par incendie ». Ce mercredi matin, les techniciens de la gendarmerie ont effectué les premières constations. D’après le procureur de la République de Montluçon, Loïc Eyrignac, on s’orienterait vers une piste criminelle.

Trois départs de feu

En effet, les gendarmes ont relevé 3 départs de feu distants de quelques mètres, dans une zone difficile d’accès. Loïc Eyrignac déclare : "Les constatations de ce matin ont conduit à déterminer qu'il pouvait y avoir 3 départs de feu, distants de quelques mètres et bien distincts, dans une zone relativement escarpée et relativement peu accessible à des promeneurs ou à des automobilistes. Dans ce cadre, ces éléments tendent à caractériser un élément volontaire dans la commission de ces incendies".

De plus, depuis le début de l’été, il s’agit de la 5e procédure pour incendie dans le secteur. Pour le moment, aucun suspect n’a été appréhendé. Pour le chef de « destruction volontaire par incendie », le suspect encourt une peine minimale de 10 ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende. Le procureur de la République précise : "Ce sont des faits d'une gravité particulière au regard du Code pénal. Au regard des circonstances aggravantes qui pourraient être relevées, notamment la mise en danger de personnes et le fait que ce soit des incendies dans des bois ou de la végétation, on pourrait tomber sur des qualifications criminelles, et qui seraient de la compétence de la Cour d'assises".

Pas de lien avec Cosne-d'Allier

Par ailleurs, le feu de Montluçon n’aurait aucun lien avec celui qui s’est déclaré le même jour à Cosne-d’Allier. Pour ce deuxième feu, la piste accidentelle est privilégiée : un agriculteur qui fauchait dans un champ l’aurait provoqué involontairement.
 
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