Un cépage montluçonnais oublié remis au goût du jour dans le Cher

Un cépage montluçonnais oublié remis au goût du jour dans le Cher
Le gouget noir est un cépage en voie de disparition orignaire de la région de Montluçon. A Vesdun dans le Cher, des viticulteurs replantent ce cépage oublié. Intervenants : Pierre Picot ( victiculteur), Véronique Ranty ( professeur de sciences de la vie et de la terre) et Maryline Smith ( Président de l'association des vignerons des cépages rares Berry-Sologne) - Aline Métais et Stéphane Dosne. Montage d'Etienne Jeandel.

A Vesdun, dans le Cher, un cépage ancien originaire de la région de Montluçon est replanté. Le Gouget noir est pratiquement en voie de disparition mais grâce à cette initiative, ce cépage auvergnat est remis au goût du jour. 

Par Virginie Cooke

Connaissez-vous le gouget noir ? Il s’agit d’un cépage cultivé jadis près de Montluçon dans l’Allier. Mais c’est à Vesdun dans le Cher,  que des viticulteurs ont décidé de réhabiliter ce cépage oublié. Ils y voient un véritable intérêt gustatif.

Pierre Picot, viticulteur, explique quel l'objectif de ce projet :  «  je pense que c’est pour retrouver des saveurs, des arômes que l’on a perdu, et trouver de la singularité, c’est ce que l’on cherche à faire sur notre Châteaumeillant, c’est-à-dire faire un produit singulier qui soit unique et non-reproductible ».

Un projet pédagogique 



Des élèves de première S du lycée Jean Moulin de Saint-Amand-Montrond participent à ce projet inédit. En classe de la vie et de la terre,  ils suivent cette plantation avec intérêt. Ils ont tenté de retrouver le véritable gouget d’origine. Ils ont appris à extraire l’adn à partir de feuilles de cépages congelés. Une expérience validée ensuite par les experts viticoles.

« Tous nos résultats ont été d’abord contrôlés par l’INRA, sur la plateforme de l’INRA Clermont-Ferrand. Et ensuite par notre tuteur scientifique d’agrosup à Montpellier. Nos élèves ont proposé leurs résulats qui ont été validés, il se trouve que le résultat était juste », se réjouit leur professeur de sciences de la vie et de la terre, Véronique Ranty. 

Replanter des cépages anciens pour préserver la biodiversité 



Une association répertorie tous ces cépages disparus. Replanter des vignes moins productives mais aussi moins fragiles, cela permet surtout de préserver la biodiversité.

 « On aura besoin un jour de ces cépages anciens peut-être pour un futur viticole avec d’autres cépages qui seront issus de croisements pour ces différentes maladies ou sensibilités à différentes maladies », détaille Maryline Smith, la présidente de l'association des vignerons des cépages rares Berry-Sologne". 

400 cèpes de vignes seront plantés cette année sur cette parcelle mais avant de boire la première cuvée, il faudra se montrer patient. La récolte aura lieu en 2021.



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