Tour de France. Alaphilippe : « Je suis allé loin dans la douleur »

En larmes après avoir franchi la ligne, l'Auvergnat de l'équipe Quick-Step Julian Alaphilippe a immédiatement dédié à ses proches son premier succès sur le Tour de France, mardi 17 juillet au Grand-Bornand, après l'arrivée de la 10e étape. 

En larmes après avoir franchi la ligne d'arrivée de la 10e étape du Tour de France, mardi 17 juillet,, l'Auvergnat de l'équipe Quick-Step Julian Alaphilippe est tout de suite tombé dans les bras de son cousin, Franck Alaphilippe, qui est également son entraîneur.
En larmes après avoir franchi la ligne d'arrivée de la 10e étape du Tour de France, mardi 17 juillet,, l'Auvergnat de l'équipe Quick-Step Julian Alaphilippe est tout de suite tombé dans les bras de son cousin, Franck Alaphilippe, qui est également son entraîneur. © MARCO BERTORELLO / AFP
"Je suis quelqu'un qui est très famille!": l’Auvergnat Julian Alaphilippe a immédiatement dédié à ses proches son premier succès sur le Tour de France, mardi 17 juillet au Grand-Bornand, après l'arrivée de la 10e étape.  En larmes après avoir franchi la ligne, l'Auvergnat de l'équipe Quick-Step est tout de suite tombé dans les bras de son cousin, Franck Alaphilippe, qui est également son entraîneur.

"C'est une relation particulière. C'est pour ça que j'ai beaucoup pensé à eux dans les derniers kilomètres. Franck qui est là, je savais qu'il allait être là sur la ligne d'arrivée. J'ai toute ma petite famille chez moi, mes frangins, mon père (Jo, NDLR), ma mère (Catherine, NDLR)", a expliqué Alaphilippe.
A 26 ans, Julian est l'aîné d'une fratrie de trois garçons. Et dans la famille Alaphilippe, tout le monde baigne dans le milieu du vélo. Bryan, 22 ans était professionnel dans l'équipe de l'Armée de Terre. Et le cadet, Léo, pratique lui aussi le cyclisme.

"L'émotion tout à l'heure, ce n'était pas forcément la frustration accumulée, c'était vraiment la douleur. Je me suis vraiment fait mal pour aller la chercher cette victoire. J'ai pu savourer et j'ai beaucoup pensé à ma famille", a raconté le vainqueur de la Flèche Wallonne au printemps, sa première classique.
"Mon père a des soucis de santé et me regardait derrière la télé. Ça m'a fait craqué parce que je suis allé loin dans la douleur pour aller la chercher celle-ci", a-t-il ajouté.
"Je suis bien placé pour le savoir, mais Julien travaille beaucoup", a loué Franck.
   

Des frustrations, j'en ai à la pelle



Depuis le début de sa carrière, le coureur de Montluçon a accumulé les frustrations. A l'image de son premier Tour de France, en 2016, quand il n'avait été devancé que par le seul Peter Sagan en haut de la rampe de Cherbourg, dans la deuxième étape.
Cette année-là, il était aussi passé près d'un succès à sa portée dans l'étape du Grand Colombier menant à Culoz. Puis il avait suivi Tony Martin, son coéquipier à l'époque, dans un très long raid aussi spectaculaire que suicidaire dans l'étape menant à Berne. Avant de chuter, lui qui est pourtant l'un des meilleurs spécialistes du peloton, dans la dernière descente du parcours olympique à Rio et terminer au pied du podium (4e). 
"C'est sûr que des frustrations, j'en ai eu pas mal depuis quelques saisons", a-t-il reconnu au Grand-Bornand en énumérant: "Que ce soit ma chute aux JO, le fait d'être repris à la flamme rouge aux Championnats du monde, d'être battu par Peter Sagan dès la deuxième étape de mon premier Tour, d'avoir enchaîné les places de deuxième derrière Alejandro Valverde dans les classiques. Des frustrations, j'en ai à la pelle".

Alaphilippe préfère positiver: "Ce sont des choses qui font grandir et qui rendent plus fort dans la tête." D'où une émotion forte en franchissant seul, les bras en croix après s'être frappé le coeur, la ligne d'arrivée en Haute-Savoie. La douzième victoire de sa carrière, la sixième cette saison.
 
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