Grève contre la réforme des retraites à Moulins : la CGT envahit le Conseil départemental de l’Allier

A Moulins, l'Union départementale de la CGT a envahi le Conseil Départemental de l'Allier ce jeudi 20 février. / © S.Vinot / FTV
A Moulins, l'Union départementale de la CGT a envahi le Conseil Départemental de l'Allier ce jeudi 20 février. / © S.Vinot / FTV

A Moulins, l’Union départementale de la CGT a envahi le Conseil Départemental de l’Allier ce jeudi 20 février. Cette action se fait dans le cadre de la lutte contre la réforme des retraites.

Par S.B avec Stéphanie Vinot

A Moulins, devant le Conseil Départemental de l’Allier, les militants de la CGT se sont rassemblés ce jeudi 20 février, avant de pénétrer dans le bâtiment. Les conseillers départementaux étaient alors en session. Il s’agit d’une action menée dans le cadre de la lutte contre la réforme des retraites, mais pas seulement. Ils sont environ une soixantaine à avoir pénétré dans les locaux, ils prévoient de les occuper jusqu'au début de la manifestation.

Verser un euro symbolique au département

Il y a quelques semaines, le Département avait porté plainte contre la CGT pour des dégradations de biens publics lors d’une manifestation organisée au rond-point de Montmarault. Le syndicat avait été condamné à verser un euro symbolique au Département. Les militants entendent donc remettre en main propre cet euro symbolique aux conseillers départementaux, mais également interpeller ceux qui sont favorables à la réforme des retraites.

Altercation entre militants et conseillers départementaux

Le président du Conseil Départemental a été pris a partie par l'un des manifestants, un militant cheminot. "Vous avez de la chance que ce n'ait été que du goudron, quand ce sera du physique ce sera une autre histoire", a-t-il lancé, en référence aux dégradations sur le rond-point pour lesquelles la CGT a été condamnée. A la suite de cette altercation, le président Claude Riboulet a décidé de quitter la séance, suivi par toute sa majorité. Le secrétaire de l'UD CGT Laurent indrusiak a affirmé : " Je n'aurais pas utilisé ces mots, mais je ne les condamne pas". Pour lui, il s'agit d'une réponse à la violence sociale subie par les salariés.  

" Les menaces physiques, c'est intolérable"

Claude Riboulet se dit scandalisé par cette prise à partie : "Déjà, la CGT est venue dans l'hémicycle et a entravé la session. Je leur ai donné la parole et j'ai été menacé physiquement. Faire intrusion dans l'hémicycle, c'est déjà inacceptable, mais qu'on menace physiquement, que ce soit moi ou quelqu'un d'autre, c'est intolérable." Il a indiqué vouloir faire appel à son conseiller juridique concernant les suites à donner à ces menaces.

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