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A la prison de Moulins, 70 détenus ont refusé de regagner leur cellule

En milieu d’après-midi, quelque 70 détenus qui étaient en promenade à la maison d’arrêt de Moulins-Yzeure, dans l’Allier, ont refusé de regagner leur cellule, jeudi 25 janvier. L’administration pénitentiaire a fait appel à des équipes spécialisées dans la gestion des émeutes.
En milieu d’après-midi, des détenus qui étaient en promenade à la maison d’arrêt de Moulins-Yzeure, dans l’Allier, ont refusé de regagner leur cellule, jeudi 25 janvier. L’administration pénitentiaire a fait appel à des équipes spécialisées dans la gestion des émeutes.
En milieu d’après-midi, des détenus qui étaient en promenade à la maison d’arrêt de Moulins-Yzeure, dans l’Allier, ont refusé de regagner leur cellule, jeudi 25 janvier. L’administration pénitentiaire a fait appel à des équipes spécialisées dans la gestion des émeutes. © D.A.
Les surveillants de prison avaient alerté depuis le début de leur mouvement sur le risque d’émeutes en milieu carcéral. Jeudi, en milieu d’après-midi, ce sont quelque 70 détenus de la maison d’arrêt de Moulins qui ont refusé de regagner leur cellule.
« Vingt-huit détenus qui étaient en promenade dans la cour ont réussi à arracher des plaques d’égout et à casser les portes qui séparent les 2 cours de promenade. Ce sont alors 70 détenus qui se sont retrouvés ensemble » explique Bruno Pena, responsable syndical FO pénitentiaire. "Le climat était très tendu. Vous imaginez bien que ce n'est pas pour rien que les détenus étaient séparés" poursuit-il. Les CRS qui étaient sur place et qui, le matin même, avaient délogé les surveillants qui bloquaient la maison d’arrêt, sont alors intervenus.

« En nombre insuffisant, ils ont été contraints de rebrousser chemin » indique le responsable syndical. Finalement, l’administration pénitentiaire a décidé de faire appel aux équipes régionales d’intervention et de sécurité (ERIS), spécialisées, notamment, dans la gestion des émeutes. « Des équipes de Lyon et de Paris ont été appelées » indique  Bruno Pena.
Peu après 19H00, les ERIS ont pénétré dans l’enceinte de la prison. Petit à petit, les détenus ont commencé à rejoindre leur cellule, dans le calme.

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