Pollution dans l’Allier : la vitesse abaissée sur les routes

Jeudi 23 janvier, à la suite du passage du département en vigilance orange à la pollution aux particules fines, la préfète de l’Allier a pris un arrêté. Plusieurs mesures sont à suivre, dont la baisse de la vitesse de 20 km/h sur les axes où la limite est supérieure ou égale à 90 km/h.
Dans l'Allier, à cause d'un épisode de pollution, la vitesse est baissée de 20 km/h sur les axes où la limite est supérieure ou égale à 90 km/h.
Dans l'Allier, à cause d'un épisode de pollution, la vitesse est baissée de 20 km/h sur les axes où la limite est supérieure ou égale à 90 km/h. © PHILIPPE HUGUEN / AFP
Jeudi 23 janvier, la préfète de l’Allier, Marie-Françoise Lecaillon, a pris un arrêté en raison du passage du département en vigilance orange à la pollution aux particules fines. Le seuil d’alerte de niveau 1 a été franchi. Les mesures de l’arrêté prennent effet dès ce jeudi 23 janvier, jusqu’à la fin de l’épisode de pollution et la levée du dispositif préfectoral.

Mesures relatives au secteur du transport

Un abaissement temporaire de la vitesse de 20 km/h est instauré sur tous les axes routiers du département de l’Allier où la vitesse limite autorisée est normalement supérieure ou égale à 90 km/h, pour tous les véhicules à moteur. Les axes dont la vitesse autorisée est égale à 80 km/h seront limités à 70 km/h.
Les organisateurs de compétitions mécaniques sont tenus d’en modifier le format de façon à différer les temps d’entraînement et d’essai.

Mesures relatives au secteur agricole

La pratique de l’écobuage est interdite. Les éventuelles dérogations sont suspendues.
Le brûlage des sous-produits agricoles et forestiers est interdit. Les éventuelles dérogations sont suspendues.

Mesures relatives au secteur industriel

Les exploitants procèdent à une sensibilisation du personnel et observent une vigilance accrue sur le fonctionnement des installations (paramètres de fonctionnement, stabilisation des charges, bon fonctionnement des systèmes de traitement, etc.) et sur l’application des bonnes pratiques.
Les prescriptions particulières prévues dans les autorisations d’exploitation des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) en cas d’alerte à la pollution de niveau 1 sont activées, sans délai, par les exploitants.
Toute unité de production équipée de systèmes de dépollution renforcés doit en activer le fonctionnement pendant la durée de l’épisode de pollution.
Les opérations émettrices de composé organique volatil (COV) doivent être reportées à la fin de l’épisode : travaux de maintenance, dégazage d’une installation, chargement ou déchargement de produits émettant des composés organiques volatils en l’absence de dispositif de récupération des vapeurs, etc.
Les opérations émettrices de particules ou d’oxydes d’azote (manipulation des déchets, broyage, transfert de matériaux, etc.) en l’absence de dispositif de traitement adéquat doivent être reportées à la fin de l’épisode.
L’utilisation de groupes électrogènes, pendant la durée de l’épisode de pollution, n’est autorisée que pour satisfaire l’alimentation électrique d’intérêts essentiels, notamment de sécurité.
Tout établissement équipé d’installation de combustion pouvant fonctionner avec plusieurs types de combustible devra utiliser le combustible le moins émissif.
L’usage des engins de manutentions thermiques devra être limité au profit des engins électriques pour les établissements équipés des deux types d’engin.

Mesures relatives au secteur des chantiers BTP et carrières

Toute entreprise dont l’activité sur les chantiers est génératrice de poussières doit la réduire. Le maintien de l’activité est conditionné à la mise en place de mesures compensatoires efficaces (arrosage, etc.).
L’usage des engins de manutentions thermiques devra être limité au profit des engins électriques pour les établissements équipés des deux types d’engin.
L’utilisation de groupes électrogènes, pendant la durée de l’épisode de pollution, n’est autorisée que pour satisfaire l’alimentation électrique d’intérêts essentiels, notamment de sécurité.

Mesures relatives au secteur résidentiel

L’utilisation du bois et de ses dérivés comme chauffage individuel d’agrément est interdite. La pratique du brûlage des déchets est totalement interdite : les éventuelles dérogations sont suspendues.
La température de chauffage des bâtiments doit être maîtrisée.
Les travaux d’entretien ou de nettoyage avec des outils non électriques ou avec des produits à base de solvants organiques (white-spirit, peinture, vernis) sont reportés à la fin de l’épisode de pollution. La mesure s’applique dans les espaces verts, les jardins publics et les lieux privés.
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