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« Sans pompiers volontaires, du jour au lendemain on ne pourra plus porter secours »

8 pompiers sur 10 sont des volontaires. / © Patrick JAMES/ MAXPPP/ Photo d'illustration
8 pompiers sur 10 sont des volontaires. / © Patrick JAMES/ MAXPPP/ Photo d'illustration

Une décision de la justice européenne pourrait faire disparaître les pompiers volontaires ce qui inquiète la profession. Dans l’Allier comme partout en France, près de 80 % des effectifs sont des volontaires. C’est tout le système de secours qui est en danger.

Par Virginie Cooke

Les pompiers volontaires vont-ils disparaître ? C’est en tout cas la crainte qui agite la profession. La justice européenne pourrait mettre en danger le système de secours qui repose essentiellement sur le volontariat.

Environ 80% des pompiers sont volontaires dans l’hexagone. Il en est de même dans l’Allier qui compte 1700 soldats du feu volontaires pour 225 professionnels.

L’inquiétude règne dans les casernes. « Sans le système du volontariat, on ne pourra plus porter secours du jour au lendemain », s’alarme Serge Lacoste, le président de l’Union des sapeurs-pompiers de l’Allier.

Une directive européenne de 2003 assimile l’astreinte à domicile à du temps de travail. Conséquence : les pompiers ne pourraient plus mener de front leur vie professionnelle et leur engagement auprès des soldats du feu.  

Le texte n’a jamais été transcrit en droit français. Mais les craintes des soldats du feu ont été relancées l’année dernière. En février 2018, un arrêt de la Cour de Justice européenne a reconnu les astreintes d’un pompier volontaire comme du temps de travail en invoquant justement cette directive.

« Dans l’Allier, il y a des pompiers professionnels uniquement à Vichy, Montluçon, Moulins et à l’état-major. Il y a 61 centres de secours dans le département qui fonctionnent uniquement grâce à des volontaires », explique Serge Lacoste.

A l’approche des élections européennes, les pompiers de l’Allier souhaitent alerter les candidats. « Nous nous mobilisons pour que les candidats soient sensibilisés à ce problème. Il faut exclure le volontariat de cette directive européenne pour sauver notre système de secours », prévient Serge Lacoste.  
 

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