Explosion d’une maison dans l’Allier en mars : un gendarme est mort des suites de ses blessures

Samedi 22 avril, Gérald Darmanin a annoncé le décès de l’un des gendarmes PSIG de Vichy. Il avait été grièvement blessé, comme deux autres militaires, lors d’une intervention à La Chapelle, dans l’Allier, le 15 mars dernier.

Samedi 22 avril, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé le décès d’un des gendarmes du PSIG de Vichy. Il avait été grièvement blessé, comme deux autres militaires, lors d’une intervention à La Chapelle, dans l’Allier, le 15 mars dernier. Voici le message sur Twitter de Gérald Darmanin : « Profonde tristesse à l’annonce du décès, ce jour, du gendarme dont le pronostic vital était engagé à la suite d’une dramatique intervention dans l’Allier le 15 mars dernier. J’adresse toutes mes condoléances à sa famille, ses proches et ses camarades ».

Agé de 27 ans, le gendarme était hospitalisé à Lyon

L'hypothèse d'un "traquenard"


Trois gendarmes de l'Allier avaient été grièvement blessés lors de l'explosion d'une maison, alors qu'ils tentaient d'interpeller son occupant à La Chapelle mercredi 15 mars. L'individu a été tué dans l'explosion de son logement. La trace de supercarburants et d'une bouteille de gaz de 13 kg, semi-ouverte, a été mise en évidence. Une expertise psychiatrique avait relevé une personnalité de type paranoïaque et des troubles délirants. L’homme était également soumis à une obligation de soins, qu’il respectait, selon le procureur qui s’était exprimé lors d’une conférence de presse, le 17 mars. Une dégradation de son état avait été mise en évidence en raison de son isolement et de difficultés financières. Il reprochait aux gendarmes des patrouilles passant devant son domicile, indiquait alors le procureur. "Depuis septembre 2019, il appelait régulièrement pour se plaindre de la justice qui le condamnait, selon lui, parce qu'il était noir. Ces plaintes de racisme étaient récurrentes", ajoutait le procureur. Selon le procureur de la République, Eric Neveu, les premiers éléments recueillis dessinent la piste d'un geste suicidaire, avec l'intention "de tuer des gendarmes".

Des gendarmes blessés

Lors de l’arrivée de forces de l’ordre, l’intéressé discutait devant son domicile avec un voisin. Il a ensuite disparu dans son domicile, laissant la porte ouverte. Après avoir brièvement tenté de convaincre l’individu de sortir, les gendarmes sont entrés. C’est alors que les renforts, restés à l’extérieur, ont senti une forte odeur d’hydrocarbures. Le procureur racontait : « Dans le même temps, une fumée se dégageait de la maison. Très rapidement, un embrasement spontané, par effet de souffle, refermait violemment la porte. » Les 3 gendarmes rentrés dans la maison ont réussi à sortir du brasier, leurs vêtements en feu, grâce à l’intervention des militaires restés à l’extérieur. La violence de l’incendie les a empêchés de retourner porter secours au mis en cause, dont le corps a été retrouvé calciné. Les 3 gendarmes à l’intérieur ont été grièvement brûlés. Les 4 autres ont subi des brûlures plus légères en portant secours à leurs collègues.