Après avoir été reçu par le Pape, Mgr Barbarin sort de son silence

Entretien avec Mgr Philippe Barbarin - 27/02/13 / © France 3 RA
Entretien avec Mgr Philippe Barbarin - 27/02/13 / © France 3 RA

Le cardinal Philippe Barbarin a confirmé, vendredi 20 mai, rester à son poste, conforté dans son attitude par le pape François qui lui a conseillé "d'attendre paisiblement" que la justice fasse son travail dans les affaires de pédophilie qui secouent son diocèse de Lyon.

Par dm (avec afp)

"Si la justice mettait en lumière un grave manquement dans la conduite de ma mission, (une démission) serait effectivement une perspective à envisager. Pour l'heure, ce ne serait pas responsable, ce serait même contraire à mon devoir: on ne quitte pas le navire en pleine tempête !", a déclaré le prélat dans un entretien au quotidien Le Figaro.

Selon lui, "pas un seul enfant" n'a eu "à souffrir des décisions qu'(il) a prises en tant qu'évêque". Et il dit attendre "avec sérénité" sa convocation par les enquêteurs dans le cadre des procédures pour non-dénonciation engagées à son encontre. Mgr Barbarin commentait pour le journal son entrevue, quelques heures plus tôt, avec le Saint-Père, qu'il a jugé "très informé de la situation". "Il m'a redit sa confiance" et m'a conseillé "d'attendre paisiblement que la justice ait accompli sa mission".

Le cardinal a par ailleurs tendu la main à l'association de victimes La parole libérée qui a eu des mots très durs à son égard et réclame sa démission. "C'est vraiment mon souhait" de rencontrer l'association, a-t-il assuré. "L'objectif de l'association est de conduire à la vérité et à une liberté qui sont réparatrices. Même si ce but a pu être instrumentalisé au plan médiatique, on voit qu'il trouve un large écho dans la société", a reconnu Mgr Barbarin.

Reconnaissant une nouvelle fois ses erreurs dans la gestion des dossiers antérieurs à son arrivée, Mgr Barbarin a estimé que la responsabilité envers les victimes "doit désormais s'appliquer à tous les cas, aussi anciens soient-ils". Et il a reconnu que "l'Eglise ne pouvait considérer la question" sous l'angle de la prescription, comme le fait la justice.
"Je m'engage à prendre une obligation de moyens pour que soit regardé attentivement le cas de tous les prêtres concernés de près ou de loin, même pour des faits très anciens, même juridiquement prescrits, et à rendre publiques mes décisions cet été", a-t-il assuré.

Aussi : le Cardinal Barbarin a accordé une interview à France Info, après son entrevue avec le pape François. 
On l'écoute ci-dessous au micro de Maurice Fusier. 

 

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