Coronavirus : l'école publique de Cruas en Ardèche ne rouvrira pas lundi 11 mai

Ce lundi 04 mai, le maire de Cruas Philippe Touati (DVG) a pris un arrêté municipal de non réouverture de son école publique pour le 11 mai 2020 et ce jusqu'à nouvel ordre. Il estime ne pas être en mesure de rouvrir son établissement convenablement.

L'école publique de Cruas en Ardèche
L'école publique de Cruas en Ardèche © Mairie de Cruas
L'école publique de Cruas (Ardèche) ainsi que sa garderie, sa cantine scolaire et son centre de loisirs sans hébergement (CLSH) seront fermés lundi 11 mai et ce jusqu'à nouvel ordre. Les élèves en cours élémentaire (163 élèves) ainsi que les élèves de maternelle (93 élèves) ne retrouveront pas leur classe ni leurs professeurs, ils trouveront porte close lundi prochain.

Le maire de la commune, Philippe Touati (DVG), en a décidé ainsi avec l'ensemble de son exécutif. Il a pris cet après-midi un arrêté municipal de fermeture de son école publique.

"Je ne suis pas en mesure de garantir la sécurité sanitaire des enfants de l'école. Je considère qu'à la lecture du protocole de 54 pages diffusé par le Ministère de l'Éducation Nationale, les conditions ne sont pas réunies et qu'on est loin du zéro défaut que préconise l'inspecteur d'académie" Philippe Touati, maire de Cruas.


Un protocole trop contraignant

Selon le maire de Cruas, ce protocole est difficile à respecter. Il nécessiterait beaucoup plus de personnel communal qu'il n'en a.
Aujourd'hui, dix employés de la mairie travaillent pour l'école, selon le maire "il en faudrait trois fois plus".

Le protocole stipule que les enfants ne doivent pas se croiser dans la cour de récréation. Les enfants doivent aller seul aux toilettes ce qui implique que pour les maternelles, un employé doit accompagner chaque élève. De plus, une personne doit accueillir les élèves à l'heure de rentrée. Il faut aussi une personne qui régulièrement nettoie les poignées de porte, les interrupteurs, tout ce que les enfants touchent etc...

En classe, les enfants ne doivent pas se faire face. Ils ne doivent pas toucher les jouets, ni se prêter des crayons.

"Tout cela mis bout à bout, nous ne sommes pas en capacité de respecter l'ensemble du protocole. S'il y a un risque, je ne veux pas le prendre. Aujourd'hui, on a un gouvernement qui décharge sa responsabilité sur les maires et les enseignants. Assumer une quelconque responsabilité sur la transmission du virus aux enfants, aux professeurs et au personnel communal, ce n'est pas quelque chose que je peux accepter. Je ne veux pas prendre cette responsabilité" Philippe Touati.


Un groupe de travail crée

Parallèlement à cette décision, le maire met en place un groupe de travail chargé d'étudier point par point l'ensemble des mesures qui se trouvent dans le protocole. Il souhaite rouvrir l'école quand tous ces points auront trouvés une solution efficace et pérenne dans le temps. Il souhaite que les élèves retrouvent le chemin de l'école dans un climat plus serein qu'il n'est actuellement. Sans doute, probablement en septembre...
 
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