Covid-19 : le point sur les transferts de patients d'Auvergne-Rhône-Alpes vers d'autres régions

Huit nouveaux patients d'Auvergne-Rhône-Alpes devaient être transférés ce jeudi 5 novembre vers la région Grand Est (4) et vers la Nouvelle Aquitaine (4), a indiqué ce jour l'ARS. Parmi les patients, deux provenaient du CHU de Clermont-Ferrand, les autres des HCL, de la Sauvegarde et de Chambéry.

Ce jeudi 5 novembre, l'ARS Auvergne Rhône-Alpes a indiqué que huit transferts de patients étaient prévus depuis Auvergne-Rhône-Alpes, dont quatre vers Grand Est et quatre vers la Nouvelle Aquitaine. Parmi les patients qui devraient être transférés deux provenant du CHU de Clermont-Ferrand, les six autres des Hospices Civils de Lyon, de la clinique de la Sauvegarde (Lyon) et enfin du Centre Hospitalier de Chambéry.
Mercredi 4 novembre, ce sont également huit patients de la région Auvergne-Rhône-Alpes qui ont été transférés en avion sanitaire vers les Pays de la Loire. Ces patients de Lyon, Bourg-en-Bresse et Saint-Étienne ont été évacués vers Nantes, Saint-Nazaire et Angers à bord d'un appareil militaire A400M, a indiqué ce jeudi à l'AFP l'Agence régionale de santé (ARS)
 

Transférer les patients vers les hôpitaux des territoires moins sollicités 


Concernant les transferts extra-régionaux, l'ARS indique que 43 transferts ont été effectués depuis Auvergne-Rhône-Alpes vers la Nouvelle Aquitaine (23), les Pays de la Loire (18) et la Bretagne (2) depuis mi-octobre. L'agence régionale de Santé signale que ces transferts de patients ont été effectués pour soulager les services de réanimation de la région, particulièrement touchée par l'épidémie de Covid-19. Décidés "en coordination avec la cellule de crise du ministère des Solidarités et de la Santé", ces transferts sont effectués "en anticipation pour libérer des places en réanimation et prévenir toute tension et saturation des établissements", explique l'agence régionale. 

Ces transferts sont "organisés au regard, d'une part, de la situation observée quotidiennement à travers les indicateurs et notamment le taux d'occupation des lits de réanimation dans les établissements de santé; et d'autre part sur la base des projections (de l'Institut Pasteur notamment) sur l'évolution et la dynamique de l'épidémie dans la région", précise l'ARS. Et d'ajouter : "L’objectif est de répartir les patients dans les hôpitaux, notamment dans les territoires moins sollicités."

"Les transferts sont effectués par des vecteurs terrestres ou héliportés au sein de la région, et par avion avec l’intervention de sociétés spécialisées dans le transport médicalisé, ou parfois avec l’appui de l’armée, en lien avec les SAMU. Chaque transfert d’un patient est effectué en accord avec sa famille et sous réserve de son état de santé," explique l'ARS.

Par ailleurs, depuis mi-octobre, 25 transferts inter-départementaux ont également été effectués depuis des établissements du Rhône, de la Loire, de la Drôme, vers le Puy de Dôme, la Drôme et la Savoie, a indiqué l'ARS.


Situation inquiétante en Auvergne Rhône-Alpes


En Auvergne-Rhône-Alpes, les indicateurs sont toujours à la hausse, faisant de cette région la plus impactée par la deuxième vague épidémique"Selon les derniers chiffres disponibles, on est à un taux d'incidence de 866 pour 100.000 habitants et un nombre d'hospitalisés qui atteint 5.888 personnes dont 717 en réanimation ou soins intensifs, pour une capacité de près de 1.000 lits", a indiqué un porte-parole de l'ARS. Les taux d'incidence les plus élevés sont toujours enregistrés dans la Loire et le Rhône, suivis par la Haute-Loire, l'Ain et l'Isère.

Les Hospices civils de Lyon (HCL), un ensemble de 14 hôpitaux publics, a indiqué mardi 3 novembre, que le total cumulé de patients Covid accueillis au 3 novembre (729) dépassait le pic de patients enregistré lors de la première vague (727 patients le 7 avril).
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
covid-19 santé société