Avalanche mortelle dans le Vercors : le guide de haute montagne mis en examen

L'avalanche s'était déclenchée alors que le groupe évoluait dans le secteur de la Combe de Chaulange. / © J. Guéant
L'avalanche s'était déclenchée alors que le groupe évoluait dans le secteur de la Combe de Chaulange. / © J. Guéant

En janvier 2015, un lycéen de 17 ans avait trouvé la mort dans une avalanche à Villard-de-Lans, alors qu'il randonnait avec un groupe d'élèves et d'enseignants du lycée du Diois, dans la Drôme. Son professeur, également guide de haute montagne, a été mis en examen pour "homicide involontaire".

Par France 3 Alpes

Ce mercredi 28 janvier, des élèves de la section "sport nature" du lycée du Diois évoluaient avec deux de leurs professeurs et un aspirant guide dans le secteur du plateau de Cornafion, à Villard-de-Lans. A hauteur de la Combe de Chaulange, d'importants blocs de neige avaient emporté deux élèves et l'un des professeurs, également guide de haute montagne.

Ce dernier ainsi qu'un des deux élèves avaient pu être rapidement retrouvés vivants grâce à leur DVA, leur détecteur de victimes d'avalanches. Les secours avaient mis plus de deux heures à retrouver le corps enseveli de Renaud. L'adolescent n'était pas équipé de DVA.

Selon nos confrères de France Bleu Isère, qui révèlent l'information ce matin, le professeur d'EPS, également guide de haute montagne, a été mis en examen pour "homicide involontaire". Les juges d'instruction grenoblois s'interrogent sur le fait que le professeur, encadrant la sortie, n'ait pas vérifié lui-même si tous les participants étaient bien équipés de DVA. Il avait délégué cette vérification à un élève.

Au lendemain du drame, le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat avait tenu une conférence de presse au cours de laquelle il avait fait part des premiers éléments de l'enquête. "Renaud ne portait jamais d'ARVA, il n'aimait pas ça", avait-t-il expliqué, "il pensait que c'était inutile et trouvait même que les ondes pouvaient être nocives. Ses encadrants l'ignoraient." 

En revanche, les camarades de l'adolescent connaissaient, eux, l'aversion de leur copain pour ce matériel. C'est sûrement pourquoi celui qui était chargé de faire les vérifications l'avait couvert. C'est à l'arrivée d'un médecin-secouriste que la vérité avait éclaté. 

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