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Calais ou pas, la CISEM demande un toit pour tous les migrants à Grenoble

La plupart des migrants de la "jungle" de Calais sont désormais pris en charge un peu partout en France, notamment en Savoie. La CISEM, Coordination iséroise de solidarité avec les étrangers migrants, demande maintenant "un toit pour tous", y compris pour ceux qui ne sont pas passés par la "jungle".


La CISEM, la Coordination iséroise de solidarité avec les étrangers migrants, dénonce ce qu'elle considère comme du harcèlement policier. Selon elle, à Grenoble, "chaque jour des migrants, sans hébergement, essaient de monter des tentes pour se protéger des intempéries, mais les forces de police les forcent à replier leurs tentes en leur interdisant de rester."




Pour la CISEM, Jo Briant, "l'éternel insoumis" (selon 20 Minutes), le "cauchemar" de tous les préfets de l'Isère (selon le Dauphiné), s'exclame :
"au moment où le gouvernement demande instamment aux collectivités locales d'accueillir des migrants expulsés de Calais...

Nous refusons toute concurrence et demandons un accueil digne et au minimum un toit, même sous tente, pour tous et toutes.




Les pouvoirs publics prennent désormais en charge les migrants qui se sont entassés dans la jungle de Calais. Pour beaucoup d'entre eux, le transfert dans un foyer, c'est à dire un logement digne de ce nom, est une bonne nouvelle.

Hier, le jeune soudanais Abulgassim, en transit par la Savoie, témoignait dans notre journal : "Calais c'était vraiment la jungle. Comme la forêt, pas de maison, à l'écart de la ville. La violence, les bagarres..."

Jo Briant et la CISEM posent la question : Calais serait-il l'arbre qui cache la forêt ? Les pouvoirs publics ont enfin décidé de vraiment prendre les choses en mains là-bas. Mais, partout ailleurs en France, des milliers de migrants anonymes n'ont toujours pas de solution d'hébergement. Eux, sont beaucoup moins médiatisés. 




Parmi les migrants à Grenoble, plusieurs familles venues du Kosovo et d'Albanie. Une trentaine de personnes environ qui ont fui une zone très marquée par la "seconde guerre des Balkans". Elle opposa Serbes, Kosovars et Albanais, entre 1996 et 1999. En juin 2000, la Croix Rouge estimait que 3 368 civils (2 500 Albanais, 400 Serbes et 100 Roms) étaient toujours portés disparus.




Ces familles ont planté leurs tentes avenue de Valmy, tout près du Stade des Alpes. Certains sont demandeurs d'asile. Dans ce cas, la loi oblige l'Etat à les héberger en attendant que leur dossier soit traité. 


Reportage Florine Ebbhah, YM Glo et Philippe Caillat
durée de la vidéo: 01 min 55
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