A Aurillac, comment un jardin potager aide à se réinsérer dans le monde du travail

A Aurillac, le jardin d'insertion d'une association, l'ACART (Association Cantalienne d'Aide à la Remise Au Travail), permet à une dizaine de personnes de remettre un pied dans le monde du travail après une longue période sans emploi.

A Aurillac, le jardin de l'association Cantalienne d'Aide à la remise au Travail permet d'accompagner des personnes depuis longtemps sans emploi vers la réinsertion.
A Aurillac, le jardin de l'association Cantalienne d'Aide à la remise au Travail permet d'accompagner des personnes depuis longtemps sans emploi vers la réinsertion. © L.Theodore/FTV

Du jardin, directement aux consommateurs, les fruits et légumes du jardin de l’ACART (Association Cantalienne d'Aide à la Remise Au Travail) d’Aurillac rencontrent un franc succès. Certains ne s’en passent plus : Gilles vient ici plusieurs fois par semaine : « Ce n’est pas du bio mais c’est 100% naturel, c’est important. On trouve de bons produits ».

Aider à la réinsertion

Dans ce jardin, les 10 jardiniers sont en réinsertion après être restés au moins 2 ans, sans emploi. « Le but, ce n’est pas de faire d’eux des jardiniers. Bien sûr, ils vont apprendre des techniques mais le but c’est de lever les freins à l’emploi, d’identifier quels sont les problèmes qui peuvent faire que c’est compliqué pour eux et essayer d’y pallier », explique Mathieu Lagriffoul, encadrant technique de l’ACART.

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Quand un jardin d'Aurillac participe à la réinsertion

Une aide pour passer le permis

Dans ce jardin de 8 000 m2, Atiqullah, originaire d'Afghanistan, est salarié depuis 8 mois. Il travaille 35 heures par semaine, ce qui l’a aidé à passer son permis de conduire, le sésame pour trouver un emploi. « J’ai passé le code en 2020 et j’ai fini les cours de conduite aussi, j’attends juste de passer l’examen pour conduire. Si nous avons le permis de conduire, c’est facile pour nous de trouver vite du travail, mais sans permis c’est compliqué », explique-t-il.

Quitter le jardin avec un emploi

Un autre travailleur, Alassane voudrait devenir plombier. Au jardin de l'ACART, il a signé un contrat de 24 mois et espère décrocher sa formation.Il est très motivé à trouver un emploi : « Travailler, c’est le mieux. Moi, c’est ça que je veux. Il y en a certains qui attendent d’autres aides, mais travailler c’est mieux. Moi, c’est ça que je veux ». En moyenne, à l'issu de leur contrat, 60% des personnes quittent ce jardin de réinsertion avec une formation ou un emploi. Toute la production du jardin est vendue pour couvrir les frais de fonctionnement des lieux.

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