Chevaux mutilés : une jument retrouvée morte dans le Cantal

Samedi 5 septembre, une jument a été retrouvée morte et mutilée dans un pré à Riom-ès-Montagnes dans le Cantal. Une enquête a été ouverte par le parquet d’Aurillac. La série noire des mutilations sur les chevaux se poursuit.
 

Une jument a été retrouvée morte et mutilée dans un pré à Riom-ès-Montagnes dans le Cantal, samedi 5 septembre.
Une jument a été retrouvée morte et mutilée dans un pré à Riom-ès-Montagnes dans le Cantal, samedi 5 septembre. © L. Théodore / FTV
Le département du Cantal n’est pas épargné par les mutilations sur les chevaux, de plus en plus fréquentes en France. A Riom-ès-Montagne, une jument a été retrouvée morte samedi 5 septembre, dans la soirée, au GAEC du Gioux. Elle présente des mutilations. Agathe Bord, substitut du procureur de la République d’Aurillac, explique : « Samedi soir, la jument a été trouvée par le père du propriétaire. La jument était seule dans le pré, couchée. Elle était éventrée, avec une oreille et une mamelle coupées. Il a alors immédiatement appelé les gendarmes ».

Des sévices commis post-mortem

Une enquête pour sévices graves a été ouverte par le parquet d’Aurillac. Une autopsie a été pratiquée dimanche 6 septembre, chez un vétérinaire de Riom-ès-Montagne, en présence d’un expert venu de Corrèze. « D’après les premiers éléments de l’autopsie, les sévices auraient été commis post-mortem. En début de semaine on devrait connaître les résultats d’analyses de prélèvements. Ils devraient déterminer si un empoisonnement a eu lieu » affirme Agathe Bord.

Une enquête de voisinage

Les investigations ont été confiées aux gendarmes de la compagnie de Mauriac. Une enquête de voisinage va avoir lieu afin d’essayer de recueillir d’éventuels témoignages. De nombreux actes de mutilations d’équidés sont survenus ces derniers mois sur l’ensemble de la France, semant le trouble quant à leurs auteurs et leurs motivations. Dans un communiqué de presse publié lundi 7 septembre, la préfecture du Cantal indique : "Le préfet appelle toute personne susceptible de fournir des informations sur les faits et pouvant permettre de mettre un terme à ces actes à apporter son témoignage à la gendarmerie en contactant le 17. La gendarmerie du Cantal incite également les propriétaires et gardiens de chevaux à une grande vigilance et à procéder à un examen régulier de leurs animaux ceux-ci ayant pu être victimes de tentatives d’agression qui n’auront laissé que de faibles traces. Les forces de l’ordre sont mobilisées jour et nuit dans le département aux côtés des propriétaires et professionnels". Les propriétaires de chevaux et les responsables de centres équestres sont invités à : 
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