Cantal : les éleveurs peuvent à nouveau exporter leurs bovins en Turquie

Jean Tissandier est éleveur dans le Cantal, il peut à nouveau vendre ses veaux pour qu'ils soient engraissés et abattus en Turquie. / © Christian Darneuville / France 3
Jean Tissandier est éleveur dans le Cantal, il peut à nouveau vendre ses veaux pour qu'ils soient engraissés et abattus en Turquie. / © Christian Darneuville / France 3

Une bonne nouvelle pour les éleveurs : la Turquie a décidé de rouvrir ses frontières aux bovins élevés en France, elles avaient été fermées en 2015 suite à l’apparition de cas de de fièvre catarrhale en France

Par Christian Darneuville

Jean Tissandier est éleveur de Salers à Champs-sur-Tarentaine dans le Cantal : il va pouvoir à nouveau vendre ses veaux pour qu’ils soient engraissés et abattus en Turquie. Depuis 2015, ce n’était plus possible en raison de la fièvre catarrhale ovine, une maladie qui touche les ruminants domestiques.

Une réglementation stricte 



La Turquie a autorisé les exportations dans un cadre stricte.

« Les broutards doivent être vaccinés, ils vont subir une quarantaine de 60 jours avant de partir. Ils auront aussi une prise de sang. Et les bâtiments qui vont recevoir les animaux devront être fermés avec des filets anti-insectes » détaille Jean Tissandier.

La Turquie représente un marché important pour les éleveurs. La reprise des exportations pourrait avoir un effet sur le cours de la viande. / © Christian Darneuville
La Turquie représente un marché important pour les éleveurs. La reprise des exportations pourrait avoir un effet sur le cours de la viande. / © Christian Darneuville


La réouverture du marché turc a été annoncée le 14 novembre. Elle devrait avoir un premier effet sur les cours de la viande.

Traditionnellement, le broutard se vend en Italie  mais les engraisseurs turcs apprécient les animaux français. Cette concurrence entre acheteurs   pourrait permettre de  stabiliser les prix.

La Turquie, un débouché pour tous les éleveurs 



Dans l’exploitation de Jean Tissandier, le broutard turc représente 10 % du chiffre d'affaires : « On ose espérer que l’effet Turquie va être positif sur le prix, notre combat il est là. C’est que l’on arrive à tenir le prix, voire à le faire monter grâce au mécanisme de l’offre et la demande. Plus les gens voudront acheter nos broutards, plus le prix va augmenter ». 

A plus long terme, la réouverture du marché turc  représente un vrai débouché pour tous les éleveurs et pas seulement ceux du Cantal.  L'Italie c'est un marché potentiel pour le broutard de 850 000 animaux par an et  la Turquie d'au moins  350 000 têtes.

Cantal : les éleveurs peuvent à nouveau exporter leurs bovins en Turquie
Les éleveurs français ne pouvaient plus exporter leurs bovins vers la Turquie depuis 2015 et l'apparition d'un cas de fièvre catarrhale dans l'hexagone. Ils vont à nouveau pouvoir vendre leurs veaux à la Turquie, une aubaine pour les éleveurs. Intervenant : Jean Tissandier (éleveur de Salers)  - Christian Darneuville et Lydie Ribes. Montage de Patricia Raclet.




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