Cantal : des élèves confinés après des menaces proférées devant une école à Pleaux

Lundi 2 novembre, un individu a proféré "des menaces" devant la cour de l’école privée de Pleaux dans le Cantal, selon la préfecture. Par précaution, les élèves ont été confinés, ainsi que ceux de l’école publique et du collège. L’individu est toujours recherché. 
Lundi 2 novembre, les élèves de l'école Saint-Joseph de Pleaux dans le Cantal ont été confinés en raison de menaces.
Lundi 2 novembre, les élèves de l'école Saint-Joseph de Pleaux dans le Cantal ont été confinés en raison de menaces. © Delphine Cros / FTV
Depuis la fin de matinée du lundi 2 novembre, les élèves des écoles privée et publique ainsi que du collège de Pleaux dans le Cantal sont confinés. En effet, un individu a proféré "des menaces" devant la cour de l’école privée Saint-Joseph, selon la préfecture du Cantal. Pour l'heure, la préfecture n'a toujours pas communiqué sur la nature de ces "menaces". Les élèves de cette école ont aussitôt été mis en sécurité par les enseignants. Un communiqué de la préfecture du Cantal indique : « Par précaution, les élèves de l’école publique et du collège de Pleaux ont été mis en confinement dans leur établissement. La gendarmerie a aussitôt déployé un dispositif de sécurité adapté à la situation devant les établissements scolaires de Pleaux, et recherche activement l’individu. Les élèves étant en sécurité, il est demandé aux parents d’élèves de ces établissements de ne pas se rendre sur place pour récupérer leurs enfants ». Le maire de la commune, David Peyral, indique : « A 14h30 les gendarmes sont toujours sur place. Des investigations sont toujours en cours. Les enfants sont en sécurité ». D'après nos infomations, des insultes et des menaces ont été proférées à 11 heures, alors que les élèves assistaient dans la cour de l'école privée, à l'hommage à Samuel Paty, enseignant assassiné à Conflans-Sainte-Honorine. Prenant ces menaces au sérieux, la direction de l'établissement a alors décidée d'évacuer élèves vers la mairie, située à proximité. Les autorités ont alors pris la décision de fermer l'école publique et le collège de la commune. A midi, des plateaux-repas ont été livrés aux élèves confinés dans leur établissement. A 16h30 et à 18 heures, les élèves ont pu sortir retrouver leurs parents, sous la surveillance de la gendarmerie. L'individu qui a proféré les menaces est toujours recherché. Les gendarmes recueillent des témoignages et tentent de dresser un portrait-robot. Mardi 3 novembre, les établissements scolaires de la commune ouvriront normalement leurs portes, mais toujours sous haute surveillance. Pas moins de 9 patrouilles de gendarmerie étaient présentes, avec notamment les renforts du Psig-Sabre d'Aurillac. Stéphane Sautarel, sénateur du Cantal, confirme ces informations : "Les élèves sont sortis des établissements aux heures habituelles sous protection des forces de l'ordre. Elles seront présentes à nouveau demain matin pour la rentrée. La personne n'a pas été identifiée".

Des témoignages recoupés

Le colonel Philippe Aubry, commandant du groupement de gendarmerie du Cantal, précise : "La personne s'est présentée à proximité de l'école en vociférant des propos plutôt forts, virulents, voire des menacesL'enquête se poursuit. Les investigations vont se poursuivre pour identifier l'individu qui n'a pas été appréhendé pour l'heure. Nous faisons des regroupements de témoignages afin d'en savoir un peu plus. Un portrait-robot a été établi de façon à l'identifier. C'est notre priorité". David Peyral, maire de Pleaux, ajoute : "C'est une journée qui est longue et stressante mais ce qui est à noter c'est la grande efficacité des services de l'Etat qui ont réagi avec une très bonne coordination, avec les services de la gendarmerie, de la préfecture, et au niveau de l'Education nationale. La directrice de l'école a très bien réagi et dès que les faits ont été sus, elle a mis les enfants en sécurité au niveau de la mairie. On a essayé au mieux de rassurer les enfants. Il a été décidé qu'ils restent dans les écoles jusqu'à la fin du confinement. Au fur et à mesure que les parents appelaient, on leur expliquait la situation. Tout était sous contrôle".
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