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Center Parcs de Roybon : la justice annule un arrêté essentiel au projet

Le tribunal administratif de Grenoble a annulé, jeudi 16 juillet, un arrêté indispensable au projet de construction du centre de loisirs. À Roybon, les premières réactions des "pro" et "anti" Center Parcs. Nous vous dévoilons également le jugement complet du tribunal administratif.

Par Boris Courret

Reportage. C’est un véritable coup d’arrêt qui est porté au projet très controversé du Center Parcs de Roybon. Le tribunal administratif a en effet décidé d’annuler un arrêté préfectoral indispensable à la construction de ce village de vacances.

Un projet en péril

Le tribunal va donc, comme on pouvait le penser et comme cela est très souvent le cas, dans le sens des conclusions du rapporteur public, qui avait recommandé, le 2 juillet devant cette même juridiction administrative, l’annulation totale immédiate et rétroactive de l’arrêté préfectoral en date du 3 octobre dernier, autorisant les travaux, au titre de la loi sur l’eau. Un arrêté illégal selon le rapporteur public en raison de l’absence de saisine de la Commission nationale du débat public et du fait de l’insuffisance des mesures compensant la destruction de zones humides. Le Conseil d’Etat avait pourtant considéré l’inverse le 18 juin.


Des zadistes encore bien présents

En effet, pour la plus haute juridiction administrative, les mesures prises pour compenser la destruction des zones humides sur le chantier étaient suffisantes, contrairement à ce qu’avançaient les opposants au projet implanté au cœur de la forêt de Chambaran. Et cet été, les zadistes resteront en position. «On cherche à sauvegarder la planète et une condition qui soit vivable, voilà tout», réagit l’un d’eux.

Reportage de Cédric Picaud, Bertrand Tang et Virginie Muamba

Coup d'arrêt pour le Center Parcs de Roybon

C’était déjà la troisième fois que la justice se prononçait sur ce projet de mille cottages autour d’une bulle tropicale, qui devait voir le jour sur 200 hectares, mais dont le chantier est bloqué depuis décembre par ces «zadistes». Et certainement pas la dernière. Le groupe Pierre & Vacances - Center Parcs ayant d’ores et déjà annoncé son intention de faire appel de cette décision.


Le jugement du tribunal administratif

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