Coronavirus : avec le confinement, Chloé voit ses ventes de fromages de chèvre exploser

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Écrit par Frédéric Lefrançois avec YG et XD.

REPORTAGE. En plein confinement, certains consommateurs changent leur façon de faire leurs achats et de se nourrir. Ainsi, la crise du coronavirus dope en ce moment l'activité d'une fromagère installée en Isère. Chloé voit ses ventes multipliées par cinq depuis quelques jours.
 

Si de nombreuses entreprises ont vu leur activité s'effondrer avec la crise du coronavirus, d'autres tournent à plein régime. A cause du confinement, les habitudes de consommation changent. A Saint-Guillaume, en Isère, une fromagère voit ses ventes s'envoler.



Chloé Quoy est une femme occupée à longueur de journée depuis longtemps, mais en ce moment, depuis que le confinement a été instauré, elle n’a plus une minute à elle. Dans une même journée, elle doit à la fois s’occuper de ses 50 chèvres, fabriquer ses fromages, et les livrer chez les commerçants et sa clientèle confinée. "Les commandes sont conséquentes et je n'y arrive pas" explique-t-elle. "C'est tous les jours le téléphone qui sonne jusqu'à 22h30. Je n'en veux pas aux gens qui m'appellent tard le soir parce que je comprends qu'ils sont aussi en demande".

 



En s’appuyant sur un réseau de vente de produits locaux en circuit court, Chloé a vu ses ventes s’envoler. Elle est passée d’une vingtaine de pièces vendues par jour à une petite centaine. Du coup les stocks de fromages sont au plus bas. A peine prêt, qu’il faut déjà les livrer. "Il y a des clients qui se plaignent un peu, qui disent -j'aurais bien aimé [un fromage] un peu plus sec- mais ils comprennent, ils sont indulgents".



Désormais la petite entreprise de Choé Quoy est au maximum de sa production. Pour faire plus, elle devrait faire moins bien et ça, il n’en est pas question. Désormais, ce qu’elle espère, c’est pouvoir pérenniser cette nouvelle clientèle. "Je ne sais pas si les gens vont continuer à rester dans la dynamique de consommer local, d'aller chercher chez les producteurs ou de demander aux producteurs de venir à eux. Ou est-ce qu'ils vont reprendre les habitudes de retourner dans les grandes surfaces comme ils faisaient avant"

 


En attendant, Chloé essaie de répondre à la demande de tous ses clients, en travaillant de très longues journées. Et quand elle quitte ses chèvres, c’est pour aller s’occuper... de ses enfants.

 

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