Coronavirus : le Rhône et la Drôme placés sous surveillance, et risquent un confinement le week-end dès le 6 mars

Le Premier ministre a annoncé jeudi 25 février que les départements du Rhône et de la Drôme étaient placés sous surveillance renforcée, à cause des tensions liées à l'épidémie du Covid à l'hôpital. Un confinement pourrait être décidé le week-end, à partir du samedi 6 mars.

 "J'ai demandé aux préfets d'engager des concertations avec les élus en vue d'envisager, dans tout ou partie de ces territoires, des mesures de freinage proches de celles mises en place à Nice et Dunkerque" cette semaine annonce le Premier ministre. Le Rhône et la Drôme sont désormais sous surveillance renforcée, et pourraient bien connaître à leur tour un confinement le week-end à partir du samedi 6 mars.
"J'ai demandé aux préfets d'engager des concertations avec les élus en vue d'envisager, dans tout ou partie de ces territoires, des mesures de freinage proches de celles mises en place à Nice et Dunkerque" cette semaine annonce le Premier ministre. Le Rhône et la Drôme sont désormais sous surveillance renforcée, et pourraient bien connaître à leur tour un confinement le week-end à partir du samedi 6 mars. © S. De Sakutin / AFP

Le Premier ministre a annoncé, jeudi 25 février, que les départements du Rhône et de la Drôme étaient dorénavant placés sous"surveillance renforcé" à cause des mauvais chiffres liés à l'épidémie de coronavirus. Jean Castex a demandé aux préfets concernés de lancer une concertation avec les élus, pour "envisager des mesures proches du confinement le week-end dans tout ou partie de ces territoires", à l'image de ce qui a été décidé à Dunkerque et Nice.

"Nous prendrons des mesures renforcées"

Il a invité tous les habitants à la plus grande vigilance sans attendre. Un nouveau point doit être organisé la semaine prochaine. "Si la situation est amenée à se dégrader, nous prendrons des mesures renforcées qui entreront en vigueur à compter du week-end du 6 mars", annonce Jean Castex.

"Des indicateurs défavorables"

Le variant anglais représente aujourd'hui "à peu près la moitié" des cas de Covid-19 en France selon le Premier ministre. Les départements concernés "cumulent des indicateurs défavorables", à savoir un niveau d'incidence autour de 250 cas pour 100.000 habitants, une part de variant "supérieur à 50%", une pression hospitalière "proche du seuil critique" et "une circulation virale qui commence à s'accélérer sérieusement".

Il ajoute: "J'entends certains appeler à un confinement dur et immédiat, ce n'est pas si simple. Il faut tout faire pour le retarder. Un confinement n'est jamais anodin. Le confinement est un levier auquel nous devons recourir quand on ne peut pas faire autrement. Il faut le faire à bon escient, au bon moment et dans la bonne mesure".

Les autorités décrivent depuis quelques jours une situation "dégradée" en France sur le front du Covid : "La situation sanitaire de notre pays s'est dégradée ces derniers jours. Nous avons compté hier plus de 30.000 cas positifs, un chiffre que nous n’avions plus atteint depuis novembre dernier" selon le Premier ministre.

Le point sur les chiffres

Au 24 février 2021, les taux d'incidence étaient les suivants:

Le taux d'incidence correspond au nombre de tests virologiques positifs pour 100.000 habitants sur une semaine glissante.

Les taux d'occupation des lits :

Ce taux correspond au nombre de lits de réanimation occupés par les patients atteints du COVID-19, par rapport à la capacité initiale en réanimation. Chiffres au 24 février 2021.

A la même date, le département Rhône recensait 813 hospitalisations en cours pour cause de Covid-19, dont 154 personnes placées en réanimation.

 

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