Covid-19: 10 universités, dont Lyon 1 et Grenoble Alpes, demandent à rouvrir dès janvier avec une jauge de 50%

Les présidents de dix universités françaises ont demandé ce mercredi 25 novembre la possibilité d'accueillir leurs étudiants "dès début janvier avec une jauge de 50%", dénonçant le risque d'"ajouter une crise étudiante à la crise sanitaire", s'ils doivent attendre février.
© MAXPPP
Mardi soir, Emmanuel Macron a annoncé que les universités pourront reprendre les cours début février avec une présence physique de tous les élèves, si le nombre de contaminations quotidiennes par le Covid-19 en France reste sous la barre des 5000. Les cours en présentiel dans les universités et grandes écoles avaient été suspendus fin octobre.

Dans un communiqué commun, dix universités, regroupées sous le nom d'Udice dénonçant le risque d'"ajouter une crise étudiante à la crise sanitaire" . Dans le détail, il s'agit d'Aix Marseille université, Sorbonne université, l'université de Paris sciences et lettres, l'université de Paris, l'université Lyon 1, l'université Côte d'Azur, l'université de Bordeaux, l'université de Strasbourg, l'université de Grenoble Alpes et l'université Paris-Saclay.
 
Ils rappellent que "le Président de la République a, à plusieurs reprises, affirmé un objectif fort, celui que cette crise sanitaire ne renforce pas les inégalités sociales".

"Présidentes et présidents d'universités, nous nous sentons responsables de tout faire pour éviter à la fois une expansion de la crise sanitaire et une nouvelle crise humaine aux conséquences imprévisibles", soulignent-ils. Ainsi, ils disent "demander instamment la possibilité d'accueillir (leurs) étudiants, dès début janvier, avec une jauge de 50%".

"Le président de la République a annoncé la réouverture des lycées dès le 20 janvier (...) mais celle des universités seulement deux semaines après, début février: cette annonce, et ce +deux poids, deux mesures+, a provoqué la stupéfaction, pour ne pas dire la colère, dans la communauté universitaire", lancent ces universités.

Elles disent ne pas avoir "ménagé (leurs) efforts, dès le premier confinement, pour assurer à la fois la sécurité des étudiants et des personnels, et maintenir (leurs) missions de formation et de recherche", regrettant une "stigmatisation qui apparaît inacceptable".

"D'un point de vue sanitaire, rien ne justifie cette différence de traitement, poursuivent-elles. Si les lycées accueillent un nombre important de jeunes, chacune de nos universités, qui sont toutes multisites, dispose de mètres carrés sans commune mesure, y compris par étudiant, avec les lycées".

Les signataires de ce communiqué ne manquent pas de rappeller qu'"un tiers des étudiants déclarent être en détresse psychologique en ce moment !" ​​​​​​​
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