Covid-19 : la Suisse va dépenser un milliard de francs pour détecter les cas asymptomatiques

La Suisse est prête à débloquer un milliard de francs pour prendre en charge les tests rapides et ainsi détecter les cas asymptomatiques de Covid-19. Cette stratégie doit permettre d'identifier et d'endiguer les foyers locaux d'infection.

Un pharmacien utilisant un test antigénique le 24 novembre 2020 à Toulouse.
Un pharmacien utilisant un test antigénique le 24 novembre 2020 à Toulouse. © XAVIER DE FENOYL / MAXPPP

Détecter les cas asymptomatiques, la clé pour contrer l'épidémie ? La Suisse compte bien parier sur cette solution, annonçant être prête à consacrer un milliard de francs, soit environ 930 millions d'euros, pour prendre en charge les tests rapides. "On estime que plus de la moitié des contaminations au Covid-19 sont le fait de personnes asymptomatiques, qui ne savent donc pas qu'elles sont infectées", a déclaré le gouvernement fédéral jeudi 28 janvier.

Il s'agit de mieux protéger les personnes vulnérables et de combattre le plus tôt possible les foyers locaux d'infection, souligne-t-il dans un communiqué. Mi-décembre, la Confédération avait déjà autorisé le dépistage des personnes non symptomatiques dans le cadre de plans de protection, par exemple dans les établissements médico-sociaux, les hôtels ou au travail. "Afin de renforcer cette pratique, elle prendra désormais en charge le coût de ces tests, qui peuvent être effectués sur place par le personnel lui-même", peut-on lire dans ce même communiqué.

Si le résultat du test rapide est positif, la personne doit effectuer un test PCR et, dans ce cas, le résultat doit faire l'objet d'une déclaration. La stratégie de dépistage élargie doit aussi permettre d'identifier et d'endiguer les foyers locaux d'infection, notamment dans les écoles, ce qui est d'autant plus important que les nouveaux variants plus contagieux de coronavirus se propagent en Suisse.

De fait, 10% des cas positifs enregistrés dans le pays sont maintenant liés au variant britannique. C'est deux fois plus que la semaine précédente, a prévenu le ministre de la Santé Alain Berset, au cours d'un point de presse présentant les nouvelles mesures. Le pays alpin, qui compte quelque 8,6 millions d'habitants, a pris de plein fouet la deuxième vague à la fin de l'année et enregistre quelque 8 500 morts.

 

Sortie de quarantaine

La situation épidémiologique s'améliore lentement, grâce aux mesures restrictives mises en place depuis quelques semaines mais les variants inquiètent. La Suisse a aussi décidé de changer ses règles de quarantaine à partir du 8 février. Une personne pourra sortir de quarantaine - actuellement de 10 jours - plus tôt que prévu, sous conditions : approbation cantonale en faisant un test PCR ou un test antigénique rapide à partir du 7e jour de quarantaine au résultat négatif.

La nouvelle stratégie de dépistage et de sortie de quarantaine s'applique aussi aux personnes entrant en Suisse depuis un Etat ou zone présentant un risque élevé d'infection, c'est à dire plus élevé que le niveau en Suisse. 

Ces personnes doivent désormais présenter un test PCR négatif datant de moins de 72 heures à leur entrée, puis se mettre en quarantaine pour dix jours comme c'était le cas jusqu'à présent. A part les dizaines de milliers de frontaliers qui traversent la frontière tous les jours, tout voyageur entrant depuis un Etat ou zone présentant un risque élevé d'infection devra compléter un document en ligne. Les voyageurs arrivés en avion devront présenter un test PCR négatif, d'où qu'ils viennent.

 

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