Covid-19 : les locations saisonnières pour Noël en chute de 60 %, du jamais vu en Savoie-Mont-Blanc

Alors que les professionnels de la montagne sont encore mobilisés pour tenter de faire ouvrir les remontées mécaniques, en station, les professionnels de l'immobilier sont à la peine, malgré la reprise des visites des biens immobiliers. Les locations saisonnières, surtout, s'effondrent.
Megève (Haute-Savoie), samedi 1er juin 2019.(illustration)
Megève (Haute-Savoie), samedi 1er juin 2019.(illustration) © Grégory Yetchmeniza / MAX PPP
Certes les visites physiques des biens à vendre ou à louer sont désormais de nouveau possibles depuis le 28 novembre, à condition de respecter le protocole sanitaire. Selon le dernier bilan des professionnels de l’immobilier de la FNAIM dans l'Ain et sur le secteur Savoie-Mont-Blanc, "le marché reste porteur sur les transactions et les locations dans le genevois français(...) les demandes en matière de commerces sont également revenues même si le contexte est difficile".

En revanche, c'est une catastrophe pour la centaine d’agences spécialisées en location de vacances pour lesquelles les réservations de séjours pour la fin d’année sont en chute libre.

 

"Nous devrions être à moins 60% pour les vacances de Noël, c'est du jamais vu"


Est-ce l'effet direct de la fermeture des remontées mécaniques des domaines skiables français ? En tout cas, "nous devrions être à moins 60% pour les vacances de Noël » témoigne Emmanuel Boan, gérant de l’agence Boan de Megève qui fête son soixantième anniversaire. C’est du jamais vu, constate-t-il avant d’ajouter : les clients britanniques, d’Europe de l’Est et européens ne viendront pas."

Pour le président de la FNAIM Savoie-Mont-Blanc, Jean-Jacques Botta "le retour à des visites physiques a été capital pour concrétiser des transactions fortement pénalisées par le confinement, mais nous espérons que, malgré la fermeture des remontées mécaniques, l’offre de service et commerciale soit à même de conforter les envies de séjour à la neige, car nous perdrions encore un chiffre d’affaires irrécupérable".

"Nous n’avons enregistré à ce jour que 40% de réservations pour les locations de cet hiver. Le manque à gagner est déjà considérable", déplore Jean-Jacques Botta.
 

 
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