COVID19 : "On doit choisir qui doit vivre ou mourir", des médecins de la Loire demandent l'aide de l'armée

21 maires du sud de la Loire demandent le renfort de l'armée, comme à Mulhouse lors de la première vague de propagation du Coronavirus. D'après l'Agence Régionale de Santé, la situation est certes tendue, mais sous contrôle. 
"On remplit les lits à une vitesse impressionnante, on est très inquiets" constate une infirmière de Saint Chamond (Loire)
"On remplit les lits à une vitesse impressionnante, on est très inquiets" constate une infirmière de Saint Chamond (Loire) © LANCHAS Julien France 3 RA
"Nous demandons à bénéficier d'une aide identique à celle qui a été apportée au printemps dernier à la région de Mulhouse au coeur de la crise : l'installation de moyens sanitaires militaires".  Les 21 maires du Syndicat intercommunal du Pays du Gier ont adressé cette requête dans un courrier envoyé à la préfecture de la Loire. 

Pour le Docteur Kamel Bouchou, maire (SE) de Saint-Paul-en-Jarez et médecin, la situation est dramatique : "J'étais de garde hier, raconte-t-il la mine grave. Nous sommes obligés de faire des choix pour savoir qui doit vivre ou mourir". 
 

Le rythme effréné des équipes soignantes 

"Il est difficile de renforcer nos hôpitaux civils, car c'est beaucoup plus difficile qu'au printemps dernier d'échanger un certain nombre de soignants.  On a besoin d'hôpitaux militaires pour renforcer les hôpitaux publics" préconise Hervé Reynaud président (DVD), du Syndicat Intercommunal du Pays du Gier. 

"On remplit les lits à une vitesse impressionnante, on mute des patients tous les jours en réanimation, ce qui n'était pas le cas au moment de la première vague", raconte Nelly Couvelon, infirmière  à l'hôpital du Gier à Saint Chamond"On est très inquiets" résume-t-elle. 

Une situation sous contrôle pour les autorités sanitaires 

L'Agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes tient un discours plus rassurant. L'organisme affirme que la situation dans les hôpitaux de la Loire, l'un des départements les plus touchés par l'épidémie de Covid-19 avec un taux d'incidence "proche de 1 000", est "tendue" mais "sous contrôle".
"Nous n'en sommes pas à appeler l'armée car nous faisons face", a affirmé à l'AFP Jean-Yves Grall, le directeur général de de l'ARS Auvergne-Rhône-Alpes.

Les transferts de patients s'accélèrent

Dans le même temps, plusieurs transferts de patients ont eu lieu lundi 26 octobre, pour soulager les hôpitaux de Lyon et Saint-Etienne en direction d'autres régions.Au niveau national, les entrées en réanimation ont augmenté de 32% depuis une semaine selon Santé Publique France. 


 
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