Deux femmes en garde à vue dans l'affaire de la séquestration du jeune paraplégique à Grenoble

Commissariat de Grenoble / © France 3 Alpes
Commissariat de Grenoble / © France 3 Alpes

Deux jeunes femmes ont été placées en garde à vue au commissariat de Grenoble en lien avec la séquestration d'un jeune homme paraplégique vendredi dernier. Deux autres suspects sont toujours en fuite. 

Par France 3 Alpes

Cette histoire paraît à peine croyable. Vendredi dernier, le jeune homme paraplégique de 26 ans avait réussi à appeler les secours après avoir été séquestré durant deux jours dans un appartement à Grenoble. 

Blessé, en état de choc, il venait de passer de longues heures d'horreur avec deux hommes et une femme. Il connaissait bien l'un d'entre eux, puisqu'il lui devait en partie son handicap. 

En 2008, le jeune homme avait perdu l'usage de ses jambes après un accident de voiture. Avec trois amis, ils avaient pris le volant pour faire les fous, alors qu'ils n'avaient pas le permis. Des "amis" qui l'avaient laissé presque pour mort dans le véhicule et avaient fui, sans même appeler les secours. Il avait alors 17 ans. 

C'est justement le conducteur qu'il a reconnu comme l'un de ses bourreaux. Ce jeune homme bien connu des services de police aurait agi par vengeance. Condamné et incarcéré pour non assistance à personne en danger, le fonds de garantie des victimes venait de lui réclamer 50.000 euros. 

C'est ainsi qu'il aurait décidé de monter ce "coup". Une jeune femme aurait servi d'appât, proposant une rencontre amoureuse au jeune paraplégique, puis lui donnant rendez-vous dans le fameux appartement. 

Les trois kidnappeurs auraient alors soutiré à leur victime ses codes de CB, puis l'aurait forcé à appeler sa banque pour effectuer un virement de 50.000 euros sur leur compte. La banque, soupçonneuse, a alors appelé la mère du jeune paraplégique.

Comprenant qu'ils étaient confondus, les trois ont pris la fuite en laissant le jeune homme dans l'appartement. 

Les deux hommes sont toujours recherchés. La jeune femme qui a servi d'appât et celle qui a prêté l'appartement sont elles en garde à vue pour "violences et tentatives d'extraction sur personne vulnérable". 

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