Valence : un détenu "entend des voix" et tente de tuer son voisin de cellule

Dans la nuit du 31 janvier au 1er février, un détenu du centre pénitentiaire de Valence (Drôme) a asséné plusieurs coups de fourchette à son codétenu et mis le feu à leur cellule. Le syndicat UFAP UNSA Justice renouvelle sa demande de structures adaptées pour les détenus psychotiques. 
Dans la nuit du 31 janvier au 1er février 2020, un détenu du centre pénitentiaire de Valence (Drôme) a asséné plusieurs coups de fourchette à son codétenu et mis le feu à leur cellule. Le syndicat UFAP UNSA Justice renouvelle sa demande de structures adaptées pour les détenus psychotiques. 
Dans la nuit du 31 janvier au 1er février 2020, un détenu du centre pénitentiaire de Valence (Drôme) a asséné plusieurs coups de fourchette à son codétenu et mis le feu à leur cellule. Le syndicat UFAP UNSA Justice renouvelle sa demande de structures adaptées pour les détenus psychotiques.  © Stéphane MARC/MaxPPP
L'agression a eu lieu au centre pénitentiaire de Valence ( Drôme) dans la nuit du vendredi 31 janvier au 1er février. Selon le syndicat UFAP UNSA Justice, un détenu, notoirement "psychiatriquement instable" a agressé son voisin de cellule en lui assénant plusieurs coups de fourchette et a mis le feu à leur cellule, qui s'est embrasée rapidement.

Les personnels présents sur place ont extrait les deux hommes de la cellule en flamme et sont parvenus à circonscrire l'incendie. Les deux détenus et un troisième, voisin de la scène, ont été transférés au centre hospitalier de Valence. Aucun personnel n'a été blessé. 

"30% de détenus relevant de la psychiatrie"


Pour le syndicat de gardiens de prison, cette agression d'un détenu qui "entend des voix" -et qui est par ailleurs suivi et traité pour ses problèmes psychiques- est tout sauf une surprise.

Selon le responsable syndical local, le centre pénitentiaire de Valence accueille près de 30 % de détenus relevant de la psychiatrie. Au plan national, l'observatoire international des prisons avance le chiffre de 20% des personnes incarcérées qui sont atteintes de troubles psychotiques.

Or pour le syndicat, les personnels ne sont "pas formés et équipés pour gérer des schizophrènes et des malades mentaux". "C'est une tension permanente, ça peut partir à tout moment. Il suffit que l'un d'eux n'arrive pas à allumer sa cigarette et il s'en prend violemment à un membre du personnel". Et de réclamer la création de strutures adaptées.

Cette situation -observée partout ailleurs- n'a pas échappé au controleur général des prisons qui a émis un avis au vitriol dans le Journal officiel du 22 novembre 2019 : pathologie mentales des détenus mal connues, insuffisance des moyens de la justice pour les identifier, les gérer, prise en charge des malades au sein des établissement pénitentiaire inadaptée, etc..).

En réponse, la ministre de la Justice a annoncé le lancement d'une étude épidémiologique sur les maladies mentales en prison qui doit débuter en 2020. La précédente datait de ... 2007.
 

Avis relatif à la prise en charge des personnes détenues atteintes de troubles mentaux

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