Drôme: un week-end de tensions au centre pénitentiaire de Valence, les syndicats demandent plus de personnels

Le week-end a été agité à la prison de Valence (Drôme) : le syndicat UFAP dénonce deux agressions d'agent survenus samedi 3 et dimanche 4 octobre, des tensions qui ont été gérées en interne. Les syndicats réclament plus de moyens humains dans le quartier d'isolement.
Le week-ed a été agité au centre pénitentiaire de Valence (Drôme) avec2 agressions samedi 3 et dimanche 4 octobre selon les syndicats.
Le week-ed a été agité au centre pénitentiaire de Valence (Drôme) avec2 agressions samedi 3 et dimanche 4 octobre selon les syndicats. © FTV
Le syndicat Ufap-Unsa dénonce deux agressions ce week-end au Centre Pénitentiaire de Valence (Drôme).

La première a eu lieu samedi 3 octobre, à midi, pendant la distribution des repas: "un détenu du quartier d'isolement du centre pénitentiaire de Valence, déjà violent sur les personnels à la mi-septembre, a tenté de nouveau d'agresser des agents en jetant un verre qui a explosé sur la porte de cellule. Les bris de verre ont été propulsés dans les casques des agents équipés" selon Sylvain Royère, délégué du syndicat.

"Il portait à bout de bras son frigo"

Il continue le récit de l'agression: "Le détenu était bien remonté et placé dans ce quartier depuis un moment pour une précédente agression. Il voulait clairement s'en prendre à nos personnels, qui ont très vite refermé la porte en voyant le jet du projectile. Quand ils ont rouvert, il portait à bout de bras son frigo, de près de 40kg, et 1m.20 de haut !"

A la suite de cet incident, le détenu s’est retrouvé retranché dans sa cellule menaçant de tuer un surveillant.
Les ERIS étaient indisponibles selon le syndicat: "Les agents, une fois équipés avec une tenue spécifique, ont pu pénétrer dans la cellule avec pas mal de lacrymogène."
 

Deux agents par jour

Le syndicat précise que le service du quartier d'isolement ne dispose que de deux agents, de 6h45 du matin jusqu'à 20h le soir. "Quand c'est calme ça va. Mais quand ça pète, demander du renfort prend du temps. C'est une vraie cocotte-minute. On met, dans des cellules voisines, des radicalisés à côté de ceux qui souffrent de problèmes psychologiques."

Le prisonnier, responsable de la tentative d'agression envers les gardiens, a été conduit directement au quartier disciplinaire en prévention.

Dimanche 4 octobre, un second détenu, toujours dans le quartier d’isolement, qui "avait un parloir et avait étrangement préparé ses cartons, s’est montré très menaçant et a cassé du mobilier dans le box, avant de s'en prendre au personnel" selon Sylvain Royère.

Le syndicat Ufap-Unsa demande des renforts de personnels pour le quartier d'isolement, c'est-à-dire une à deux personnes par jour en plus, pour pouvoir faire face à tous types de situations, et le transfert du prisonnier à l'origine de la première agression. 
Le syndicat demande également une meilleure prise en compte des remontées et des observations des agents du terrain, qui avaient remarqué une hausse des tensions dans le quartier d'isolement ces derniers mois.


 
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