Valence : malaises aux urgences, les blocs opératoires de l'hôpital restent fermés

Les onze blocs opératoires de l’hôpital de Valence sont toujours fermés, au moins jusqu'au 1er octobre, après des malaises et des nausées parmi le personnel et des patients. Une enquête est en cours pour déterminer l'origine de ces malaises.
Les urgences de l'hôpital de Valence sont toujours fermées, lundi 30 septembre, suite à des malaises et des émanations toxiques.
Les urgences de l'hôpital de Valence sont toujours fermées, lundi 30 septembre, suite à des malaises et des émanations toxiques. © S. Marc / MaxPPP
Depuis jeudi 26 septembre, tous les blocs opératoires de l'hôpital de Valence sont fermés par précaution : une vingtaine de personnes, médecins, infirmières et patients, ont été pris de malaises et de vertiges pour une raison encore indéterminée. Une enquête est en cours.

Dans un communiqué, la direction du site précise: "Jeudi 26 septembre 2019, des personnels du bloc opératoire ont présenté des symptômes tels que maux de tête, vertiges et fatigue intense. Le principe de précaution a été appliqué. Les interventions en cours ont été poursuivies en toute sécurité. Par la suite, le programme opératoire a été suspendu. Les personnels ont été pris en charge immédiatement et ont pu tous regagner leur domicile."

Cette fermeture de l'ensemble des blocs opératoires va se poursuivre au moins jusqu’au mardi 1er Octobre.

 

"C'est le flou le plus total."



Chkeri Karim, délégué CGT à l'hôpital de Valence, tire la sonnette d'alarme: "On ne sait toujours pas quel est le problème. C'est le flou le plus total. On a demandé, avec le CHSCT, d'obtenir le résultat des analyses des pompiers. On demande des explicaitons à la direction. C'est la première fois que cela arrive. Est-ce lié à la dératisation? Autre chose? On voudrait plus d'informations. Cela inquiète le personnel et les patients. Cela impacte toute la région: si un accident grave arrive, qu'est-ce qui se passe? On ira plus loin, mais c'est pas bon!"

Des prélèvements ont été effectués par les sapeurs-pompiers de la Drôme, aidés par leurs collègues de Lyon équipés d'une unité mobile, le VDIP (Véhicule de Détection d’Identification et de Prélèvements), spécialement mobilisé de Lyon. Les analyses atmosphériques n'auraient pour l'instant révélé "aucun dysfonctionnement". 

D'autres malaises ont eu lieu vendredi 29 septembre. La direction de l’hôpital a fait savoir qu'elle communiquera de nouveau sur la réouverture ou non des salles du bloc dans la journée de lundi 30 septembre. En attendant seule la prise en charge chirurgicale d’urgence est maintenue. 

 

Même situation qu'à Montélimar 



A l'hôpital de Montélimar, il y a deux semaines, avait vécu la même situation. Malgré les nombreuses analyses, aucun gaz toxique ou autre substance dangereuse n'avait été détecté. Les blocs étaient restés fermés pendant 5 jours.

 
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