Elections régionales : Cécile Cukierman prend la tête d'une alliance de gauche "Parti communiste" et "France insoumise"

Publié le Mis à jour le
Écrit par Yannick Kusy

Les discussions étaient bien engagées depuis plusieurs semaines. C'est désormais officiel : le Parti communiste et la France Insoumise partiront unis à la conquête de la Région auvergne-Rhône-Alpes. C'est Cécile Cukierman, sénatrice communiste, qui en sera la tête de liste. 

Cécile Cukierman repart à l'assaut de la présidence du Conseil régional en Auvergne-Rhône-Alpes. Elle était déjà candidate en 2015, et avait été éliminée au premier tour, avec 5.39% des voix : "A l'heure où je vous parle, nous nous sommes retrouvés sur des engagements programmatiques. Je vais conduire cette liste, tant sur l'incarnation des femmes et des hommes qui vivent dans les 12 départements de cette région, que dans ces engagements, qui doivent permettre de répondre à leurs besoins." précise la future tête de liste, qui représentera donc le programme "commun " du Parti communiste et de La France insoumise.

Quand on veut faire ensemble, on remet tout en débat et on pose tout sur la table

Cécile Cukierman, au sujet d'une alliance potentielle avec les écologistes

Une décision qui pourrait n'être que provisoire, si toutefois la sénatrice Cukermian parvenait à s'entendre avec la tête de liste désignée des écologistes, Fabienne Grébert. Seul problème, cette dernière exige de conserver la tête de liste pour passer un accord, tant avec les communistes qu'avec le Parti socialiste.

Une exigence qu'elle justifie par la dynamique récente, lors des dernières élections municipales, en faveur des Verts, qui ont remporté Grenoble, Annecy et Lyon. Pas de quoi convaincre Cécile Cukierman : "Il n'aura échappé à personne que notre région est bien plus importante, en terme de communes et de grandes villes que simplement Lyon, Grenoble et Annecy. Le problème ne peut pas se résumer ainsi. Quand on veut faire ensemble, on remet tout en débat et on pose tout sur la table." a expliqué la sénatrice communiste Cécile Cukierman sur France3 Rhône-Alpes. "Nous ne faisons pas de la question de la tête de liste un préalable. Mais ce sujet doit être débattu, sinon ce n'est plus un rassemblement qui vise à sécuriser et à respecter chacun des partenaires, et, au-delà, les hommes et les femmes de gauche."

Pas d'alliance avec Najat Valaud Belkacem

Une alliance PCF+LFI qui barre la route, à priori, à tout accord avec les socialistes, qui seront sans doute mené par l'ancienne ministre PS Najat Valaud Belkacem, dont les membres de la France Insoumise ne veulent pas. Pas davantage, selon la sénatrice, du côté des communistes : "Ce sont plus de 3000 communistes qui ont voté ces quatre derniers jours pour faire le choix de leur stratégie" répond Cécile Cukierman "Ils ont majoritairement fait le choix de ne pas faire une liste avec le parti socialiste, conduit par Najat Vallaud Belkacem. Il en est ainsi, je crois qu'il faut l'entendre. Pas par principe de "chapelle" ou de rejet de tel ou telle. Mais bien parce que nous avons vécu, pendant le quinquennat de François Hollande la mise en cause d'un certain nombre d'acquis sociaux. "

Pas d'alliance de la gauche en vue face à Laurent Wauquiez

Une décision qui complique, cette fois encore, la possibilité d'une union de la gauche pour affronter le président LR sortant Laurent Wauquiez, qui sera sans aucun doute candidat à sa succession. Ce qui ne semble pas perturber outre mesure la candidate LFI+PC : "L'union doit se faire sur la base d'un engagement de programme; Il y aura deux tours. Je constate qu'effectivement la droite est bien plus rassemblée que la gauche, mais le rassemblement ne se décrète pas. Les électrices et les électeurs attendent qu'il se construise sur du fond. " explique-t-elle. 

En partenariat avec France 3 France Bleu et Make.org

Participez à la consultation citoyenne sur la présidentielle 2022

Faites-vous entendre ! France 3 Régions s'associe à la consultation Ma France 2022, initiée par France Bleu sur la plateforme Make.org. Le but ? Vous permettre de peser dans le débat démocratique en mettant vos idées les plus plébiscitées au centre de la campagne présidentielle.