Fièvre catarrhale ovine : les premières bêtes vaccinées dans le Cantal

Suite aux multiplications de foyers de fièvre catarrhale ovine, les premières injections de vaccins ont été faites samedi dans le Cantal. 80 000 bêtes doivent être vaccinées dans les jours à venir dans le département. Pour le reste de la région, la campagne de vaccination devrait démarrer lundi.

Les premières doses de vaccins contre la FCO ont été injectées samedi dans le Cantal.
Les premières doses de vaccins contre la FCO ont été injectées samedi dans le Cantal.
Samedi, c'est dans le Cantal qu'a commencé le grand ballet des vaccinations contre la fièvre catarrhale ovine (FCO). Le Cantal  n'était pourtant pas le premier département touché. L'Allier, où le premier cas avait été détecté, devra néanmoins attendre sagement lundi pour faire vacciner ses premiers animaux, comme le reste de l'Auvergne.

La priorité : vacciner les animaux appartenant à des troupeaux déjà touchés par la FCO, mais aussi et surtout les animaux destinés aux échanges et exportations, ainsi que les animaux reproducteurs destinés aux programmes de sélection génétique des races (bovins, ovins, caprins).

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a appelé vendredi les négociants à effectuer leurs achats de bêtes le plus tôt possible, afin de les vacciner au mieux contre la fièvre catarrhale ovine (FCO) et ainsi relancer
les exportations. Les doses de vaccins actuellement disponibles permettent de traiter l'ensemble
de ces animaux.

Prioriser les vaccins

Mais "les acteurs du marché ont souligné que le système actuel des achats ne permet pas d'identifier suffisamment tôt les animaux destinés aux échanges", ce qui pose en particulier problème pour les bovins âgés de 6 à 16 mois, souligne le communiqué du ministère de l'Agriculture.

Pour que les échanges soient gênés le moins possible, Stéphane Le Foll appelle donc les négociants "à organiser leurs achats dans les élevages le plus tôt possible, en particulier pour les animaux destinés aux échanges et exportations", indique le texte.

Ce sont le ministre et les préfets qui décideront de l'attribution des doses afin d'éviter au maximum leur utilisation sur des animaux qui ne seraient pas exportés au final. Dans le centre de la France, coeur du foyer de FCO, les éleveurs se retrouvent en effet avec des milliers de bovins impossibles à exporter. Chaque département devra répartir ensuite la majorité de son stock sur les exploitations, en fonction de la référence historique de celles-ci, pour la même tranche d'âge et la même période.

Les protocoles vaccinaux pour les bovins prévoient deux injections à 21 jours d'intervalle et un délai minimum de 10 jours après vaccination pour les échanges. Stéphane Le Foll enjoint donc "les éleveurs à se rapprocher de leurs vétérinaires sanitaires pour que la vaccination des jeunes bovins se fasse, d'ici à fin 2015, préférentiellement sur les animaux de 6 à 14 mois", précise le communiqué. Les vaccins ainsi que la visite du vétérinaire devraient d'ailleurs être intégralement pris en charge par l'Etat.

"Un plan de surveillance national destiné à établir l'état des lieux de la présence de la FCO sur le territoire a été lancé dès la semaine dernière dans tous les départements" et ses résultats sont attendus pour la première semaine d'octobre.

La FCO entraîne notamment des fièvres, des troubles respiratoires, le bleuissement de la langue et un oedème de la face. Cette maladie est strictement animale, elle n'affecte pas l'homme et n'a aucune incidence sur la qualité des denrées (viande, lait, etc).
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