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Le Groupe Féminin de Haute Montagne va quitter les Alpes pour découvrir la Bolivie

En août, le Groupe Féminin de Haute Montagne (GFHM) s'envolera, direction l'Amérique latine pour y pratiquer l'alpinisme pendant cinq semaines. Les six sportives se préparent intensément à cette expédition depuis deux ans.

© Photo du Groupe Féminin de Haute Montagne
À quelques semaines du départ, les sportives du GFHM s'entraînent encore et toujours à l'Usine dry tooling, un complexe de Voreppe (Isère) dédié à l'escalade. Dans l'immense grotte à l'abri des regards, l'équipe 100% féminine se fait plaisir: "notre objectif est de nous booster entre filles. Nous sommes relax tout en cherchant le meilleur de nous. Comme nous ne sommes pas emmener par des hommes, nous nous mettons moins en retrait et prenons plus d'initiatives."

Inconsciemment dans les groupes mixtes, les sportives reconnaissent parfois se mettre "naturellement" et "malheureusement" en retrait "lorsqu'il s'agit de choisir un itinéraire ou sur un passage technique". Un réflexe qu'elles comptent bien oublier comme l'explique Élise Anglaret: "nous sommes là pour dépasser ce qui est ancré en nous."

Fin juillet, elles rejoindront d'autres sportives de l’association mujer montaña, pour une expédition andino-alpine, à la frontière péruano-bolivienne en Cordillère Vilcanota pour la partie "neige" du programme et en Cordillère de Quimsa Cruz pour la partie "rocher."  

Reportage Françoise Guais, Vincent Habran et François Hubaud
durée de la vidéo: 02 min 36
Le GFHM part en expédition en Bolivie

Se faire plaisir n'est pas le seul but des six alpinistes françaises engagées dans cette aventure. Ces femmes souhaitent avant tout: "promouvoir la pratique des activités de montagne de manière responsable, tout en écrivant une page de l'histoire de l'alpinisme en Amérique Latine." 

"Nous avons hâte de rencontrer nos collègues latines et de savoir comment elles pratiquent. Nous imaginons que c'est parfois plus compliqué pour elles. Notamment pour trouver du matériel. Nous savons qu'elles vont nous apporter beaucoup, car elles connaîtront bien le milieu que l'on va découvrir," explique Pauline Champon. Pour être sûr de bien avancer, le groupe commencera par répéter des voies avant de s'encorder ensemble.

Il sera possible de suivre rétrospectivement l'aventure du petit groupe dans un film documentaire: Femmes des cimes, puisque les sportives ne partiront pas seules. Marie Colomban, chargée de projet audiovisuel et Christelle Gaidatzis, ethnologue, se joindront à elles. 
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